Connectés

Compteur de visiteurs en temps réel -

Compteur BSBC

Calendrier

décembre 2016
L Ma Me J V S D
« nov    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Inscription sur les listes électorales

novembre 10th, 2016 by bsbc

 

 image-carte-electorale.jpg

Voter c’est Vivre

« Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage » Périclès

En démocratie, le pouvoir est au Peuple, s’il a le courage de l’exercer.

Voter, c’est prendre son destin en main,

c’est prendre le destin de la France dans vos mains.

Si vous souhaitez voter lors des grandes échéances nationales de 2017,

Assurez-vous que vous êtes inscrits sur les listes électorales.

Vous pouvez vous inscrire très facilement par correspondance ou même par internet, ou bien sûr en vous déplaçant à la mairie,

AVANT LE 31 DECEMBRE 2016

Il suffit de télécharger l’imprimé Cerfa n°12669*01 sur le site www.service-public.fr (rech « inscription sur listes électorales ») et l’adresser à votre mairie, rempli, signé avec un justificatif de domicile (facture d’eau, de gaz ou d’électricité de moins de 3 mois à votre nom).

Vous trouverez ci-après les documents à Télécharger et à envoyer :

1 : Le document Cerfa, à compléter et à signer : cerfa_12669_01.pdf

2 : Un modèle de courrier pour la mairie à compléter avec vos noms et adresse, et à signer : modele-courrier-vers-mairie.pdf

3 : Bien penser à ajouter un justificatif de domicile de moins de 3 mois qui peut être un des documents suivants :

  • Facture d’eau, d’électricité, de gaz ou de téléphone (y compris de téléphone mobile)
  • ou avis d’imposition ou certificat de non imposition
  • ou titre de propriété ou quittance de loyer,
  • ou bulletin de salaire ou titre de pension mentionnant l’adresse

4 : Il est bien d’ajouter une enveloppe timbrée à votre adresse pour demander un récépissé.

 

Cette manière humble et volontairement active d’appeler tous les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales pour donner de la VOIX à la majorité silencieuse, répond à notre conception de la démocratie.

L’organisation des primaires (dites de droite comme de gauche) est pour nous une mascarade pour occuper l’espace médiatique et étouffer toute expression divergente, libre et indépendante du système politico-médiatique dominant. 

Malgré leurs différences minimes de parcours et de personnalités, tous les candidats de ces primaires (dites de droite comme de gauche) sont soumis aux diktats d’un pouvoir globalisant et financier qui nous impose la sinistre doctrine de l’argent-roi.

Tôt ou tard, le système s’effondrera, alors apprenons à nous en affranchir pour retrouver notre liberté, afin de reconstruire UNE FRANCE LIBRE.

Ceux qui pensent devoir exprimer leurs convictions au travers de ces primaires pourront rechercher à analyser les positions de chaque candidat au travers d’un travail remarquable réalisé par les mouvements “Liberté Politique” et “France Audace” :

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/La-notation-finale-des-candidats4 

Cette analyse qui devait être publiée dans Le Figaro a été officiellement censurée par le journal qui montre ainsi son respect de la démocratie et de la liberté de pensée :

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Le-Figaro-censure-Liberte-politique2

Posted in Actualité | Réagir »

UN CASIER JUICIAIRE VIERGE POUR ÊTRE ÉLU ?

octobre 5th, 2016 by bsbc

casier-judiciaire-vierge.jpeg

Parce que les destinées de notre nation ne peuvent avoir de sens qu’en se fondant sur des principes de droiture et d’honnêteté.

Si le peuple peut parfois n’avoir plus confiance en la Justice, il doit réinterroger sur les causes. L’indépendance et la droiture des juges sont là aussi essentiels.

Plus incroyable encore, les députés, contraints par la pression populaire, travaillent sur un tel amendement… (qui semble pouvant si naturel et évident), mais limité aux mandants locaux !!  C’est cynique.

Une pétition est proposée et mérite certainement un fort soutien populaire. Un simple outil pour la majorité bâillonnée de reprendre le pouvoir :

http://www.mesopinions.com/petition/politique/interdiction-aux-detenteurs-casier-judiciaire-effectuer/19889 

Posted in Actualité | Réagir »

Brexit - Une nouvelle Europe est à construire

juin 24th, 2016 by bsbc

brexit.jpg

Une nouvelle victoire des peuples sur l’oligarchie financière.

Le choix du peuple britannique à l’autodétermination se confirme ce matin et montre une nouvelle fois qu’un peuple incontestablement européen rejette le modèle de technocratie européenne fondé exclusivement sur les logiques de marché et l’idolâtrie de l’argent.

Il veut pouvoir être gouverné de manière libre, ce qui n’enlève en rien les possibilités de coopération dans de nombreux domaines de développement comme les grands projets industriels.

Nous avons donc à travailler et à construire une nouvelle Europe respectueuse de la volonté des peuples et génératrice de grands projets de développement.

Parmi toutes les réactions, saluons l’initiative constructive de Debout la France de présenter un “Traité alternatif pour une Europe des nations et des projets” :

traite_alternatif_europe_juin16.pdf

Ne faut-il pas travailler, au travers de toutes les sensibilités politiques respectueuses des peuples, à construire l’Europe de demain ?

Posted in Actualité | Réagir »

N’oublions pas l’Appel du Général de Gaulle

juin 18th, 2016 by bsbc

appel_18_juin.jpg

A tous les Français.
La France a perdu une bataille !
Mais la France n’a pas perdu la guerre !

Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant, rien n’est perdu !
Rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour, ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à al victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. Tel est mon but, mon seul but !
Voilà pourquoi je convie tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance.
Notre patrie est en péril de mort.
Luttons tous pour la sauver.
Vive la France.

Général de Gaulle

La lecture de ce texte fondateur d’une “certaine idée de la France” ne serait-elle pas toujours d’une grande actualité ?

Posted in Actualité | Réagir »

1er mai, crainte ou espérance d’un monde nouveau ?

avril 30th, 2016 by bsbc

bateau-euro.jpg

De nombreux économistes mettent en exergue au travers de leurs analyses plusieurs causes et signes préalables à un possible et très probable krach financier, qui serait de bien plus grande ampleur encore qu’en 2008 :

-          L’essoufflement de l’économie chinoise a justifié la dévaluation du yuan, qui serait certainement plus sérieux qu’annoncé quand on sait la faible confiance à accorder aux statistiques officielles chinoises, d’autant que la volonté de suprématie régionale et mondiale de la Chine justifie des investissements capitalistiques et de défense considérables.

-          Les bas cours du pétrole vont remettre en cause s’ils sont durables les équilibres financiers des investissements colossaux réalisés aux États-Unis pour la recherche et la production des gaz de schistes, pouvant créer des faillites en chaîne et l’éclatement de cette bulle d’investissements aujourd’hui déstabilisée.

-          Malgré les enseignements déjà oubliés de la crise des subprimes, la folie des mathématiques financières continuent de construire des montages financiers hors de toute réalité économique, dans le seul but de nourrir l’ « ogre financier » jamais rassasié. Les leçons de la crise n’ont pas été tirées et le jeu financier, véritable veau d’or contemporain, continue de régner en maître, avec le profit et l’argent comme seules finalités.

-          L’abandon des dettes de la Grèce n’a rien réglé des divergences croissantes entre les diverses économies européennes, qui ne peuvent se fondre dans le diktat d’une monnaie unique et d’une volonté fédéraliste imposées par l’Allemagne.

-          Quel qu’en soit le résultat, l’éventualité du brexit britannique du 23 juin prochain peut induire une profonde crise de confiance au sein de l’Europe pouvant générer une déstabilisation profonde.

-          Le développement du terrorisme qui va justifier des dépenses de sécurisation des populations toujours plus fortes.

-          Le déplacement massif et non maîtrisé de migrants va générer un repli sur soi et le refus progressif de toute coopération opérative et financière.

-          Bien d’autres causes encore d’un monde instable et désuni.

Bien sûr, le discours officiel reste le matraquage de la pensée dogmatique qui s’époumone à dire que « tout va mieux » malgré la réalité évidente des difficultés croissantes de la vie quotidienne des français. Faut-il que nous soyons vraiment pris pour des imbéciles pour continuer à nous faire croire que c’est avec plus de contraintes européennes que l’on résoudra les conséquences désastreuses du dogmatisme technocratique européen.

La vraie Europe est celle des grands projets et de la liberté des peuples et des nations à décider de leur avenir, et non celle des marchands, des normes et des contraintes qui nous est imposée.

Il n’y a malheureusement rien de nouveau dans cette sinistre machination qui a peu à peu dévoyé le grand projet européen de l’après-guerre.

Osons nous souvenir du discours prémonitoire de Philippe Séguin à l’Assemblée Nationale en 1992 lors du traité de Maastricht :

“Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences. (…)

Quand, du fait de l’application des accords de Maastricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. (…)

Il est temps de dire que bâtir l’Europe des Douze sur la peur obsessionnelle de la puissance de l’Allemagne est tout de même une bien étrange démarche, proche de la paranoïa. D’autant qu’à force de vouloir faire cette intégration à tout prix, on va finir par faire l’Europe allemande plutôt que de ne pas faire l’Europe du tout, ce qui serait un comble.”

Oui une crise bien plus sévère encore est très certainement devant nous, mais ce n’est souvent qu’en devant surmonter les crises les plus graves que de vraies décisions et de vrais changements peuvent se faire. Aussi, il ne faut pas toujours s’en inquiéter, mais plutôt s’y préparer et réfléchir aux solutions utiles à la renaissance qui suit.

Telle la belle légende du Colibri qui tâche d’apporter quelques gouttes d’eau pour participer à sauver la jungle en feu, concentrons-nous sur tout ce que chacun peut faire à son niveau pour anticiper et préparer l’avenir.

Les développements de belles initiatives d’économie locale, comme la vente directe de produits agricoles, l’essor du troc et des monnaies locales ou l’économie participative seront de nature à recréer des liens humains nécessaires au redressement d’une société plus humaine et conviviale.

Liberté et confiance seront comme toujours les deux impératifs du monde nouveau. La France peut apporter beaucoup à sa construction selon sa vocation de lumière du monde.

Posted in Actualité | Réagir »

Face à la crise agricole… : un projet d’ Agri-hameau Intergénérationnel

février 28th, 2016 by bsbc

 pr-salon-agri.jpg

La crise agricole n’est pas nouvelle…

Si le Président de la République est bien tristement conspué aujourd’hui par la France rurale, c’est qu’il porte la responsabilité, avec tous ceux qui l’ont précédé depuis 40 ans, de l’échec de la politique agricole européenne.

L’ultra libéralisme des grands groupes agricoles, céréaliers et de chimie phytosanitaire a conduit une politique productiviste qui a cassé dans l’indignité l’équilibre économique et social de l’agriculture, se soldant par le constat dramatique du suicide de plus de 150 agriculteurs français chaque année.

Nos dirigeants se sont résignés à la mort de notre civilisation rurale, il faut donc peu à peu inventer une nouvelle manière de vivre pour préserver la vie du monde rural.

C’est ce que nous essayons de faire bien humblement avec ce projet d’ Agri-Hameau Intergénérationnel.

Nous croyons à la nécessité de préserver de petites exploitations à taille humaine et tentons ainsi de faire vivre un petit domaine d’élevage (15 vaches limousines sur 18 ha) près d’Angoulême en Charente, en cherchant à toujours être innovants afin d’anticiper l’évolution du monde rural par une saine gestion des terres qui nous sont confiées.

Conscients qu’il est devenu impossible de tirer de l’agriculture extensive seule des revenus suffisants pour faire vivre un domaine, nous avons depuis vingt ans tenté de nous diversifier, tant par la vente directe de lots de viande aux consommateurs (réduction des chaines de distribution), que par l’accueil temporaire à la ferme (gîtes ruraux, chambres d’hôte et location de salle de réception), mais cela se concentre sur quelques semaines dans l’année malgré les investissements importants nécessaires.

Il fallait rendre ces activités de service plus pérennes, et est ainsi né ce nouveau concept d’  Agri-Hameau Intergénérationnel .

En s’appuyant sur l’analyse du vieillissement des populations périurbaines et rurales (attachées néanmoins à y vivre et y rester le plus longtemps possible), il s’agit de proposer des habitats qui puissent s’adapter aux évolutions des foyers.

Les logements initialement prévus pour accueillir une famille modeste avec l’arrivée progressive des enfants, sont facilement séparables et adaptables à l’accueil ultérieur de séniors ou d’étudiants, en recherche de petits logements, parfois prêts à proposer des services de proximité ou une simple présence rassurante.

L’Agri-Hameau Intergénérationnel est naturellement construit en pleine adéquation avec la nature environnante suivant le procédé constructif « GREB » (maison en paille sur ossature bois, récupération et recyclage des eaux et des déchets, toitures végétalisées) de manière quasi-passive (chauffage minimal permettant le développement d’une filière locale de bois énergie) et ancré sur le terroir de l’exploitation, en permettant les activités participatives de potager, verger et volailles, y compris les thérapies autour de la présence animale.

Naturellement économe, le développement de ce type d’habitat et de mode de convivialité fondé sur l’entraide intergénérationnelle et sur la consommation partagée de « produits de la ferme », peut répondre à un besoin croissant de sens et d’attrait pour le monde agricole régénérateur de vie.

Un projet expérimental de trois maisonnées va pouvoir être lancé dès cette année, afin de montrer qu’il pourrait permettre à certaines petites exploitations agricoles de se diversifier vers un accueil « en monde rural » plus structuré et permanent.

Retrouvez plus en détail le projet :  http://bsbc.blogvie.com/projet-agri-hameau/

vue-3-maisonnees-180-ko.jpg

Retrouvez plus en détail le projet :  http://bsbc.blogvie.com/projet-agri-hameau/

Posted in Actualité | Réagir »

Terrorisme, une focalisation excessive

février 20th, 2016 by bsbc

pascal-boniface.jpg

L’article de Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), paru dans « La Croix » du 16 février mérite notre attention afin de s’interroger sur la focalisation probablement excessive qui est  actuellement faite par nos médias sur les conséquences des actions terroristes. N’est- ce pas ce qu’ils attendent, en leur donnant ainsi une victoire symbolique sur les esprits ?

 

La menace terroriste est devenue le centre de l’horizon médiatique, politique et stratégique français. Pourrait-il en être autrement? Les attentats de janvier 2015 avaient frappé la nation au plus profond. Elle avait fait face avec près de quatre millions de citoyens manifestant leur refus de céder à la peur. Mais le 13 novembre, 130 personnes perdirent la vie du fait d’attentats. Une escalade dans l’horreur, et dans les réactions qui ont suivi.

C’est devenu le sujet numéro un pour les médias qui ont vu leur nombre de téléspectateurs, auditeurs et lecteurs fortement augmenter et pour les responsables politiques qui doivent répondre à une demande de protection et de sécurité du public.

Dans l’ensemble, les Français ont réagi avec une très grande dignité à ces drames. Mais ils sont anxieux et ont besoin d’être rassurés.

On peut cependant se demander si, malgré l’intérêt marqué du public, on ne parle pas trop du terrorisme? Et si, ce faisant, on ne tombe pas dans le piège qui nous est tendu?     

Dès 1962, Raymond Aron écrivait que « les effets psychologiques du terrorisme étaient hors de proportion avec les résultats purement physiques». C’est encore plus vrai à l’heure des chaînes d’informations permanentes parce que c’est exactement ce que recherchent ceux qui ont frappé et veulent encore le faire : marquer les esprits. Ne risque-t-on pas alors de susciter un effet de galvanisation chez les terroristes qui vont crier victoire au vu de l’ampleur des réactions qu’ils suscitent? Cela leur permet de consolider leurs recrutements. . Ne crée-t-on pas un effet d’entraînement pour des esprits faibles qui pourraient, par mimétisme, essayer à leur tour de tenter de commettre un attentat? Ne risque-t-on pas de nourrir un climat anxiogène qui pèse sur le moral de la nation et l’activité économique. Et du coup de donner une victoire symbolique aux terroristes ?

Il ne s’agit pas de ne pas prendre en compte la menace. C’est indispensable. Mais faut-il en faire à ce point un élément du débat public? Ne pourrait-on pas agir avant et en parler moins? Par ailleurs, à trop se focaliser sur le terrorisme, n’oublie-t-on pas de réfléchir aux grandes évolutions mondiales, à la place de la France dans le monde, à ses marges de manœuvre qui ne peuvent se résumer à la lutte contre le terrorisme?

D’autres facteurs de mortalité ne suscitent pas la même mobilisation : 2 enfants meurent chaque jour sous les coups de leurs parents et 130 personnes à cause de l’alcool. L’an dernier, 412 personnes sont mortes de froid dans la rue et 3 500 autres ont été victimes de la route, en grande partie par la délinquance routière. Chaque année, 150 personnes meurent de violences conjugales. Ces morts ne suscitent pas la même mobilisation.

Parce que ces morts ne sont pas le fait d’une action politique volontaire qui veut s’atta­quer aux bases de notre société, il y a une acceptation sociale beaucoup plus grande pour ces types de violence qui pourtant font chaque année, beaucoup plus de victimes.

Les terroristes peuvent frapper en tous lieux et à tout moment. Il faut non pas s’y résigner mais s’y préparer, vivre avec ce risque comme nous vivons avec d’autres (maladies, accidents, etc.) en étant vigilants mais pas paniqués.

J’habite dans le 11e arrondissement de Paris où ont eu lieu les attentats de novembre. J’ai plus peur pour mes enfants s’ils doivent faire de longs trajets de voiture que s’ils partent boire un verre dans le quartier.

Pour horribles qu’ils soient, ces attentats ne menacent notre société que si nous cédons à la peur. Il est contre-productif de se focaliser de façon excessive sur ce défi stratégique, au risque d’occulter tous les autres. Cela reviendrait à céder au spectaculaire et à l’irrationnel et ne pas voir le structurel et le rationnel.

Pascal Boniface Directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques)

Posted in Actualité | Réagir »

Gagner la Guerre ne suffit pas à gagner la paix

février 14th, 2016 by bsbc

Un sénateur s’est plaint récemment que des militaires puissent exprimer leurs idées comme citoyen… L’ancien monde est mort, notre société heureusement évolue.

Le chef d’état-major des armées vient d’écrire une remarquable tribune dans Le Monde du 21 janvier, dont vous retrouverez ci-après l’essentiel.

gal-pierre-de-villiers.jpg 

La France est entrée en guerre contre des groupes terroristes islamistes. Face à cette menace, notre stratégie consiste à aller frapper l’ennemi là où il se trouve.

Mais la vertu de la force ne pourra seule régler ces conflits mondialisés.

Notre ennemi agit de façon asymétrique et terroriste. La France peut compter sur ses armées pour résister, affronter et vaincre cet ennemi. Protéger les Français est leur vocation. C’est pour cela qu’elles s’engagent avec abnégation, constance et professionnalisme, à l’extérieur et à l’intérieur des frontières. Le combat sera long. C’est la force légitime qui fait reculer la violence. Cette force doit s’inscrire dans une stratégie globale pour agir sur les racines de la violence car nous sommes face à une guerre d’un nouveau type. La vlolence est désormais sur notre sol.

Daech,  Et Al-Qaida, AQMI, AQPA, nos ennemi ignorent les frontières et jouent de la mondialisation pour recruter leurs exécutants, diffuser leur propagande, exporter leurs modes d’actions terroristes. Ils cherchent l’implosion des sociétés, l’installation d’un chaos propice à l’émergence d’un néocalifat. Ils véhiculent sur les réseaux sociaux une propagande agressive, réactive et de grande qualité technique qui cherche à discréditer nos valeurs et notre modèle de société.Le terrorisme n’est pour eux qu’un moyen parmi d’autres d’arriver à leurs fins.

Le mensonge et la dissimulation sont leur matrice : leur idéologie évoque un passé idéalisé et la promesse d’un futur fantasmé ; ils prétendent préparer l’avènement d’un monde nouveau, mais usent sans retenue d’une violence destructrice et nihiliste ; leur action répond à un plan qui repose sur la recherche du coup de force permanent et la surenchère de violence.

Face à eux, nos armées mènent avec nos alliés, au Sahel et au Levant, une véritable défense de l’avant de notre territoire, de nos valeurs, de notre société. Et les mêmes soldats, en appui de nos forces de sécurité intérieure, se tiennent prêts à s’opposer aux actions que des terroristes voudraient commettre au cœur de nos villes. Défense de l’avant et protection du territoire sont les deux volets d’une même volonté : protéger la France et les français. Nous sommes entrés dans une guerre mondialisée et il en résulte pour nos démocraties un lien fort, direct, entre leur sécurité extérieure et leur sécurité intérieure.

Je constate chaque jour que l’histoire s’accélère, de plus en plus brutale.

Devant la complexité de la violence que nous combattons, il faut aller au-delà des apparences et s’appuyer sur quelques repères. A cet égard, j’ai 4 convictions.

1/ La vertu de la force

Face à la violence, la force légitime et maîtrisée est indispensable. Gardons-nous du repli sur soi. Attendre que nos ennemis, experts en asymétrie, viennent à nous, ce serait leur montrer une faiblesse qu’ils exploiteront inévitablement. En Afghanistan : plus nous sortions de nos bases, moins nous étions attaqués par les talibans et plus la menace qu’ils faisaient peser sur la population s’estompait.

Aujourd’hui, au Sahel, nos armées empêchent que ne s’y forment de nouveaux sanctuaires terroristes. AQMI voulait installer un califat au Mali. Les résultats obtenus-là bas montrent que l’action porte des fruits dès lors qu’elle s’ancre dans le long terme et s’appuie sur l’endurance et la persévérance. De même au Levant au sein de la coalition, nous luttons pour contenir Daech jusqu’à ce que les partenaires locaux soient en mesure de le détruire. Nos actions aériennes – renseignement et frappes – complètent le combat au sol des forces locales. Cette stratégie nécessite, là encore, de la patience. Mais le temps s’accélère sous la pression de l’information continue et instantanée. Or, la violence sait choisir son moment pour frapper, alors que la force a besoin de temps pour produire ses effets. Le chef militaire doit intégrer la demande d’effets immédiats et visibles, sans pour autant subir la tyrannie de l’urgence.

2/La force n’est pas suffisante

Une stratégie basée sur les seuls effets militaires ne pourra jamais agir sur les racines de la violence aue sont le manque d’espoir, d’éducation, de justice, de développement, de gouvernance, de considération. Gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. Quelle que soit la nature des crises, une approche globale est indispensable, c’est-à-dire interministérielle et internationale. Il n’y a pas de place pour le développement économique durable – sans sécurité, et il n’y a pas de sécurité sans développement.

Sans une éthique solide, se limiter à des actions militaires peut même nous faire basculer dans l’inconscience de la violence. Les armées sont l’expression régalienne de la force légitime d’un Etat qui se reconnaît dans les obligations du droit international. L’action de nos armées s’inscrit donc dans une stricte conformité au droit. Une frappe aveugle ne fera jamais une victoire, ni ne viendra à bout d’une folie ou de la misère. Pis, face au terrorisme, nous devons nous garder de tomber dans un mimétisme où nous perdrions notre légitimité et, plus encore, notre âme.

3/ Cohérence

Il s’agit de la cohérence entre les menaces, les missions et les moyens. Pour défendre notre pays, notre armée doit avoir une palette de capacités à ” large spectre “. Les menaces multiples se présentent chaque jour sous une forme différente. Seul un modèle complet d’armée permet de durer et de s’adapter mais exige de consacrer 2 % du PIB aux dépenses de défense. La guerre a un autre prix : celui du sang de ceux qui acceptent de se porter au-devant de l’ennemi.

4/ De belles armées

Nous avons de belles armées en perpétuelle transformation pour relever les défis d’aujourd’hui et répondre à ceux de demain. Au Sahel, l’immensité désertique, le caractère transfrontalier de la menace et des groupes terroristes qui esquivent le plus souvent le combat, sauf s’ils sont acculés. Trois mille cinq cents hommes sont engagés dans cette opération. (Au Kosovo, sur un territoire 200 fois plus petit, on a engagé jusqu’à 50 000 soldats.)

Pour prendre l’ascendant, il a fallu radicalement changer nos modes d’action aéroterrestres. Ils reposent sur la surprise pour frapper la logistique et les postes de commandement adverses.

Pour y parvenir, nos armées mettent en œuvre le triptyque renseignement, capacité de suivi et de frappe, 24 heures /24.

Nos armées sont servies par des femmes et des hommes de grande qualité, militaires et civils, d’active et de réserve. Nos jeunes militaires, qui sont issus de la société civile dans toute sa diversité, sont généreux ; ils ont le goût de l’effort et du dépassement de soi ; ils font preuve de courage qui peut aller jusqu’à l’héroïsme ; en 2015, 50 % des militaires ont quitté leurs familles plus de 200 jours par an. Ils défendent avec foi les valeurs de la France : la liberté, ils combattent pour elle ; l’égalité, ils la vivent sous l’uniforme ; la fraternité, ils la construisent au quotidien. L’armée, lieu de brassage et de promotion sociale, contredit le discours des terroristes qui cherchent, par la division, l’implosion de la société.

En contrepartie, pour tenir dans la durée, l’armée de la nation a besoin du soutien des citoyens ; elle compte sur chacune et sur chacun d’entre nous.

En définitive, mes quatre convictions n’en forment qu’une : la France avec ses alliés gagnera ce combat contre les groupes armés terroristes islamistes radicaux. Pour cela, elle peut compter sur ses armées qui s’engagent sans idée de recul ; leur qualité et leur efficacité sont une source de grande fierté. C’est aussi pour nous tous une raison d’espérer. Nos militaires, émanation de la nation, forment un ressort essentiel de notre résilience collective. Dans l’anonymat de leurs missions, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières, ils incarnent les valeurs de notre pays et l’espérance de notre jeunesse au service de la paix.

Général d’armée Pierre de Villiers

Posted in Actualité | Réagir »

Conférence sur “La France maritime” à La Rochefoucauld le 6 février 17h

janvier 31st, 2016 by bsbc

flyerlafrancemaritime.jpg

Posted in Actualité | Réagir »

L’Association Professionnelle Nationale de Militaires - Marine lance son site Internet

décembre 17th, 2015 by bsbc

 dessin-concertation.jpg

En application de la Loi autorisant les militaires à se constituer en associations professionnelles (Loi 2015-917 du 28 juillet chapitre III, articles 9 à 13), s’est réunie le 27 novembre 2015 l’assemblée constitutive de l’association « APNM Marine » rassemblant les trois collèges représentatifs (Officiers, Officiers mariniers et Equipage) de la communauté militaire marine.

L’association s’engage, en lien avec les structures de concertation (plusieurs membres de l’ « APNM Marine » sont également membres du Conseil de la Fonction Miliaire Marine - CFMM), à porter un message fort, loyal et constructif destiné à informer, proposer et aider nos décideurs à améliorer la condition militaire en bonne synergie avec l’évolution de notre société.

Tous les marins en activité de service sont dès à présent invités à adhérer et à apporter leurs avis et propositions en répondant à un questionnaire mis en ligne sur le site « www.apnm-marine.fr ».

Les deux associations de marins que sont la Fédération Nationale des Officiers Mariniers (FNOM) et l’Association des anciens élèves de l’Ecole Navale (AEN) se sont unies pour accompagner la création de l’APNM Marine (association professionnelle nationale de militaires) et pour la soutenir dans l’accueil de tous les officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots d’active qui souhaiteraient la rejoindre.

Un site d’information « www.apnm-marine.fr » a été ouvert le 17 décembre 2015 à l’occasion de la fin de session du CSFM (Conseil Supérieur de la Fonction Militaire) qui avait à apporter des avis sur les textes réglementaires traitant des APNM.

Communiqué de l’APNM, décembre 2015

NOTA : Qu’est-ce qu’une APNM ?

De quoi s’agit-il ?

D’associations professionnelles spécifiques régies par le Code de la Défense et, en tant qu’elles n’y sont pas contraires, par les dispositions de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association.

Spécifiques car l’existence de groupements professionnels militaires à caractère syndical ainsi que l’adhésion des militaires en activité à des groupements professionnels autres que les APNM demeurent incompatibles avec les règles de la discipline militaire.

Pour quoi faire ?

Préserver et promouvoir les intérêts des militaires en ce qui concerne la condition militaire ainsi définie :

« La condition militaire recouvre l’ensemble des obligations et des sujétions propres à l’état militaire, ainsi que les garanties et les compensations apportées par la Nation aux militaires. Elle inclut les aspects statutaires, économiques, sociaux et culturels susceptibles d’avoir une influence sur l’attractivité de la profession et des parcours professionnels, le moral et les conditions de vie des militaires et de leurs ayants droit, la situation et l’environnement professionnels des militaires, le soutien aux malades, aux blessés et aux familles, ainsi que les conditions de départ des armées et d’emploi après l’exercice du métier militaire ».

Avec qui ?

Peuvent être membres :

- les militaires de carrière,

- les militaires servant en vertu d’un contrat,

- les militaires réservistes qui exercent une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou au titre de la disponibilité,

-  les fonctionnaires en détachement qui exercent, en qualité de militaires, certaines fonctions spécifiques nécessaires aux forces armées.

Comment ?

Les APNM représentatives participeront au dialogue organisé au niveau national par le ministre de la Défense ainsi que par les autorités militaires sur les questions générales intéressant la condition militaire.

Elles s’exprimeront chaque année devant le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire.

Pour pouvoir siéger au Conseil Supérieur de la Fonction Militaire, les associations, leurs unions ou fédérations devront être représentatives de trois armées et de deux services.

La représentativité sera appréciée principalement sur un critère d’influence basé sur l’effectif d’adhérents dans chaque groupe de grades.

Ces critères de représentativité ainsi que les facilités matérielles accordées aux associations seront fixés par décret à paraître.

Avec quels droits ?

Les associations professionnelles nationales de militaires peuvent se pourvoir et intervenir devant les juridictions compétentes contre tout acte réglementaire relatif à la condition militaire et contre les décisions individuelles portant atteinte aux intérêts collectifs de la profession.
Elles peuvent exercer tous les droits reconnus à la partie civile concernant des faits dont elles sont personnellement et directement victimes.

Leurs membres jouissent des garanties indispensables à leur liberté d’expression pour les questions relevant de la condition militaire.

Et quelles limites ?

L’exercice du droit de grève est incompatible avec l’état militaire.

Leur activité doit s’exercer dans des conditions compatibles avec l’exécution des missions et du service des forces armées et ne pas interférer avec la préparation et la conduite des opérations.  Elles ne peuvent contester la légalité des mesures d’organisation des forces armées et des formations rattachées.

Elles sont soumises à une stricte obligation d’indépendance, notamment à l’égard du commandement, des partis politiques, des groupements à caractère confessionnel, des organisations syndicales de salariés et des organisations professionnelles d’employeurs, des entreprises, ainsi que des Etats. Elles ne peuvent constituer d’unions ou de fédérations qu’entre elles.

Après avoir quitté l’article, n’oubliez pas de donner votre avis en répondant au questionnaire sur : « www.apnm-marine.fr ».

Posted in Actualité | Réagir »

« Posts précédents



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 102 articles | blog Gratuit | Abus?