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Au secours, notre agriculture est devenue folle !

février 20th, 2011 by bsbc

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D’une famille de vignerons (fils de neuf générations de vignerons), et d’éleveurs en Charente avec encore un troupeau de 13 limousines mené en élevage biodynamique et extensif, mon âme d’amoureux de la terre et de la nature, souffre profondément de l’échec de l’agriculture industrielle et productiviste qui est dramatiquement voulue par la politique agricole commune européenne, au mépris des peuples et des paysans.

L’agriculture doit être avant tout respectueuse de la nature, même si le progrès peut aider à mieux la comprendre, et par là à mieux se soumettre à ses exigences.

Que voit-on aujourd’hui ? la désertification des campagnes, la résignation désespérée des communautés rurales  méprisées par ceux qu’elle nourrit, la défiguration des paysages engendrant même des conséquences climatiques et hydriques sévères…

“Le livre noir de l’agriculuture” d’Isabelle Saporta dénonce le système absurde qui a été mis en place et dont les paysans sont les premières victimes. Abus de pesticides, élevage intensif au mépris de la vie animale, irrigation mal gérée…

Un exemple, qui nous touche en Charente, est le développement des surfaces de maïs en France qui a été multiplié par dix en soixante ans passant de 300.000 ha en 1939 à 3,15 millions d’hectares aujourd’hui. Pour permettre cet essor, l’irrigation est subventionnée et se développe d’une manière excessive par rapport aux ressources en eau, entraînant sécheresse et restriction. Il faut alors “indemniser” et l’on crée le Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA), tout cela naturellement aux frais du contribuable européen (dont nous faisons tout de même partis parmi les premiers contributeurs).

Pour donner un exemple, Isabelle Saporta cite le chiffre record en 2003, d’une aide à l’irrigation de 148 millions d’euros, et d’une indemnisation de la sécheresse s’étant élevée cette année là à 582 millions d’euros… absurde !

Le développement du maïs  a également transformé nos paysages, et supprimé en Charente bien des prairies d’élevage qui lui donnaient un caractère si magnifique et vivant.

Les paysans, eux mêmes pourtant profondément respectueux de la nature, sont devenus les esclaves de cette folle politique, soumis à l’oppression des subventions européennes dont ils ne peuvent se passer pour survivre, et perdant peu à peu leur dignité en ne parvenant plus à vivre de leur travail. Les prix de leurs produits ont été progressivement spoliés par de multiples intermédiaires, syndicats, grossistes, grande distribution, et revendeurs.

Le prix payé au producteur n’est même plus le prix du travail qu’il faut pour le produire (que dire de l’oubli de la généreuse nature.. ). Il faudra bien retrouver du bon sens pour respecter la nature et les communautés rurales qui les font vivre.

Le développement de la vente directe du producteur au consommateur est certainement une des voies qui permettront à certains, y compris grâce à la nécessaire diversification des activités agricoles et para-agricole (agrotourisme, accueil à la ferme….), de retrouver leur liberté et leur dignité de maître de la nature. Cela permettra également de recréer des liens sociaux essentiels au échanges économiques et de favoriser en France une gastronomie fondée sur la qualité de nos produits.

C’est encore du bon sens…

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