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Un militaire engagé dans une campagne inédite - Sud Ouest du 1 mars 2011

mars 1st, 2011 by bsbc

Le capitaine de vaisseau Dominique de Lorgeril fait campagne pour les élections cantonales. Une première pour un militaire de carrière en France.

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Dominique de Lorgeril se partage entre Paris et Angoulême où il tracte dès le jeudi soir. photo i. louvier

C’est l’un des premiers enseignements de cette campagne, un militaire peut se présenter à une élection (1). Dominique de Lorgeril, capitaine de vaisseau dans la marine, est candidat sur le canton d’Angoulême-Ouest. Si, au soir du 27 mars, il l’emporte, il devrait être le premier militaire élu en France. Seule condition alors, se mettre en disponibilité le temps de son mandat. « Dans ce cas, je perdrai mon bureau et ma solde », prévient-il.

Le candidat d’Angoulême-Ouest reprendra alors le travail sur son exploitation agricole de Garat que dirige sa femme. Sur les blogs spécialisés dans les questions militaires, sa candidature a retenu l’attention et est encouragée par de nombreux collègues qui souhaitent voir leur statut évoluer.

Avec les jeunes de Basseau 

Dominique de Lorgeril, 48 ans, est le chef du bureau condition du personnel à l’état-major de la marine. Ancien pilote d’hélicoptère, il a participé à de nombreuses opérations de sauvetage, notamment au Kosovo et en Afrique. Il a également contribué à la rédaction de la loi sur le statut général des militaires, en 2005. De sa carrière dans la marine, il retient « l’engagement pour les autres ». C’est d’ailleurs, ce qu’il a porté en gros sur ses affiches : « Pas de promesses, un engagement. »

Le candidat partage ses semaines entre Paris et la Charente. Fils de vignerons, il a préféré se présenter en milieu urbain. « J’ai déjà la vision d’ensemble du monde agricole. Je suis attaché à la logique du vivre ensemble et d’intégration. On a toujours bien été accueilli à Basseau, jamais une porte ne s’est refermée. Les jeunes veulent qu’on change notre regard sur eux », estime Dominique de Lorgeril qui dit être à l’origine de la création de l’aumônerie musulmane dans les armées.

Le propriétaire du château de La Tranchade et sa suppléante, Rosine Titalom Happi, 38 ans d’origine camerounaise, se présentent pour la première fois à une élection. Leur budget dépasse à peine les 1 000 euros, « pour les tracts, les 22 200 bulletins de vote et les 38 affiches électorales imposées par la préfecture. »

De gauche et de droite

Mais au fait le candidat Dominique de Lorgeril est-il de droite ou de gauche ? « Je ne sais pas. En fait, ma main guide est à droite et mon cœur à gauche. Quand je sauvais des gens, je ne leur demandais pas s’ils étaient de gauche ou de droite. Là, c’est pareil… Pourquoi faut-il toujours mettre les gens dans des cases ? », soupire-t-il. Alors, à la préfecture, qui lui demandait de se positionner sur un nuancier électoral, il a répondu « Divers droite » même s’il assure « ne pas se reconnaître dans la droite ultralibérale, soumise à l’argent ».

« Sans économie, il ne peut y avoir d’action sociale, la première de mes priorités pour le département est donc le développement économique », ajoute Dominique de Lorgeril qui a fondé une association en janvier, Bon sens pour le bien commun (2). Mais son programme est marqué par le social : « développement d’une agriculture raisonnée », « éducation responsable », « développement des solutions d’accueil des personnes âgées »… « En Afrique, les gens n’ont rien et sont heureux, ici on a tout et on est malheureux. On entend toujours un discours pessimiste, mais pour moi, la société doit favoriser le bonheur partagé », martèle-t-il. Et le militaire de sortir son nez rouge qui ne le quitte pas. Imparable pour arracher un sourire et peut-être quelques voix.

(1) Mais ne peut adhérer à un parti. (2) http://bsbc.blogvie.com

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Que cherchons-nous vraiment ?

mars 1st, 2011 by bsbc

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Que cherchons-nous vraiment ?

rédigé par Dominique de Lorgeril

“ Pour enchaîner un peuple, on commence par l’endormir ” préconisait Jean Paul Marat. Au cœur de notre société individualiste de confort et de consommation, nous avons le devoir de nous interroger sur les véritables enjeux de notre monde contemporain. Que cherche-t-on vraiment ? L’opulence de quelques uns, ou une vie meilleure pour une multitude ?

L’homme, en quête de bonheur, est par nature enclin à vivre en société. Celle-ci évolue aujourd’hui à un rythme effréné, pour nous permettre d’assouvir tous nos désirs, grâce à d’innombrables conquêtes, tant matérielles qu’intellectuelles.

Nous pensons tout avoir pour être heureux, mais le sommes-nous vraiment ? Ayons le courage de nous poser en toute sincérité la question. Souvent, nous reconnaîtrons qu’il nous arrive d’oublier l’essentiel de la vie : son but. Que cherchons-nous vraiment ?

Certains, de plus en plus nombreux, répondent en mettant en cause une perte de références, un manque de valeurs, sorte de colonne vertébrale sans laquelle une société ne peut survivre. Certes un référentiel de valeurs est nécessaire à la vie en société, mais celui-ci existe aujourd’hui probablement plus que jamais. Il nous est sans cesse proposé avec méthode, et une force redoutable, puisqu’il répond aux désirs primitifs de l’homme. Regardons donc nos écrans de télévision, nos journaux, et nos affiches publicitaires, pour relever les maîtres mots de notre société. Ces valeurs fondamentales sont aujourd’hui : la richesse, le plaisir, et le pouvoir, et elle s’opposent brutalement aux valeurs qui sont à l’origine de notre civilisation multi-séculaire.

Alors, aurions-nous été trompés? servilité ou liberté ? plaisirs ou bonheur ? Que cherchons-nous vraiment ?

Cet avènement du matérialisme est un fait, et il serait illusoire de ne pas le reconnaître ou de vouloir s’y soustraire, même si nous avons le devoir et surtout l’espérance de tout faire pour proposer d’autres voies.

Il est vraiment difficile de lutter contre cette domination idéologique qui nous pousse chaque jour à nous y soumettre. Qui oserait dire qu’il y est indifférent ? Sans vouloir se culpabiliser inutilement, nous pouvons malheureusement reconnaître que nos réactions spontanées sont souvent de nous intéresser et de négocier les prix de nos échanges, de nous laisser attirer par l’ambiguïté de tels événements, revues ou rencontres, et aussi de succomber à l’orgueil de “ paraître ” en recherchant le pouvoir sur autrui. Soyons sûrs que ces valeurs dites modernes ne permettent pas d’accéder au bonheur, car elles nous enchaînent trop souvent dans une recherche immodérée, et forcément toujours inassouvie, de plaisirs humains. Cela aboutit toujours à une profonde amertume, et parfois à des échecs retentissants, le jour où l’on se découvre seul, désemparé, face à cette quête illusoire de futilités.

C’est parfois une catastrophe ou une profonde épreuve, qui vient perturber nos vies au point de nous rappeler l’essentiel qui est, je crois, le lien d’amitié et d’amour interpersonnel. De là, on peut construire un autre système de valeur qui se fonde sur le respect mutuel des personnes. Croire que l’autre est plus important que soi est une des clés principales de cette approche sociale. Ainsi, les valeurs cadres deviennent la vérité des échanges, le désintéressement, l’esprit de service qui s’opposent diamétralement à celles qui nous entourent. N’ayons pour autant pas peur, de nous y attacher viscéralement, et de partager cette réflexion au jour le jour avec ceux qui peuvent s’étonner de notre comportement. Le monde évolue, et nous pouvons penser et espérer que ce qui nous semble bon aujourd’hui, soit progressivement reconnu et partagé dans notre société. Ne craignons pas d’être en avance et de proposer une véritable voie au bonheur.

Cette référence à des valeurs jugées transcendantes est paradoxalement reprise aujourd’hui au sein des entreprises, dans un but initial de recherche de profits. Elles s’affichent ainsi orientée vers la loyauté, le service, l’écoute, la vérité… et les employés reconnaissent quant à eux, leurs préférences pour les entreprises cultivant un véritable esprit d’humanisme, nécessaire à leur épanouissement. Ces petits signes d’évolution sont encourageants, car l’entreprise, d’autant plus dans notre société toute économique, est un partenaire essentiel qui peut influer sur notre destinée.

Que cherchons-nous vraiment ? Sans aucun doute : le bonheur véritable.

Alors laissons-nous toucher par les seuls liens d’amitié et d’amour, respectueux de soi et des autres, qui construisent un système de valeurs propices à la vie d’une société véritablement humaine. Elles sont parfois exigeantes car elles refusent la facilité de plaisirs immédiats et décevants, mais de telles dispositions élèvent l’homme. Sachons ainsi prendre part à cette évolution salutaire. Réveillons en nous l’audace de la vérité, et gagnons notre liberté face à des valeurs sociales omniprésentes et avilissantes.

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