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1er mai, fête du travail et de saint Joseph travailleur.

mai 1st, 2012 by bsbc

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Ce premier jour du mois de mai, dont le proverbe appelle à faire « ce qu’il nous plait », est le jour consacré par tous à la valeur du travail, en suscitant même de nombreuses et très plurielles manifestations populaires se disputant antériorité et légitimité…

On ne peut alors que se réjouir de cet engouement à fêter le travail de manière plus ou moins profane ou politique, car le travail est très certainement un élément essentiel à la vie en société.

En effet, le travail est nécessaire à l’épanouissement de l’Homme qui a besoin de reconnaissance pour ce qu’il est et pour ce qu’il fait, comme le rappelle si bien Antoine de Saint Exupéry dans Terre des Hommes : “La grandeur d’un métier est peut-être avant tout, d’unir les Hommes (…); En travaillant pour les seuls biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre.”

Un des drames de notre société est qu’aujourd’hui, les entreprises ne sont exclusivement tournées que vers le profit comme le souligne Pierre Deschamps dans son article publié le 30 mars dans Entreprise & Croissance : « On peut, pour simplifier, ramener la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)  à deux finalités : la finalité financière et la finalité humaine, laquelle regroupe la dimension sociale, qui vise l’homme d’aujourd’hui, et la dimension environnementale, qui vise l’homme de demain. Or, la finalité financière ne concerne qu’une minorité de personnes, les actionnaires et les dirigeants, qui peuvent être tentés d’utiliser les autres parties prenantes pour servir leurs intérêts. A l’inverse de la finalité financière, la finalité humaine, elle, s’applique au plus grand nombre : les salariés, les clients, la collectivité. Dès lors, la question décisive est de déterminer la hiérarchie de ces deux finalités. La réponse actuelle de beaucoup de dirigeants est d’affirmer que la finalité financière est au premier rang. Ils suivent en cela leur maître à penser, Milton Friedman, avec sa fameuse formule lancée en 1970 : « la responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits ». Or, la finalité d’une entreprise réside d’abord dans son projet et le profit doit être positionné, non comme un objectif, mais comme un indicateur de la solidité de l’entreprise, comme un levier au service du projet, comme une source de progrès futurs et comme une occasion de récompenser l’ensemble des acteurs ayant contribué aux résultats. » (propos publiés dans la rubrique Economie du site www.collectifpourlaconfiance.com ).

Cette analyse suffit à expliquer le mépris actuel de la valeur du travail et par là de la dignité humaine. La principale solution proposée à l’essor recherché de compétitivité de nos entreprises, est l’abaissement du coût du travail au travers du leurre d’une harmonisation mondiale, qui n’aboutira naturellement qu’à un nivellement par le bas…

Ne rêvons pas à un changement de priorité, quand l’un et l’autre des grands partis sont contraints de se soumettre aux diktats de ceux qui les financent. Le peuple ne pourra reprendre son pouvoir que s’il s’en affranchi. La liberté est nécessaire, mais elle est toujours difficile à retrouver dès lors que les gouvernants ont abdiqués et ont acceptés de se soumettre à des impératifs financiers supranationaux. Et pourtant, il faudra bien briser cette dynamique suicidaire, en redonnant au travail et par là à la dignité humaine, la valeur essentielle qu’elle doit revêtir au sein d’une société fondée sur une réelle volonté de « vivre ensemble ».

C’est bien ce à quoi répond la notion de bien commun, qui est différente de celle de l’« intérêt général » d’un groupe ou d’une communauté, en ce que le bien commun cherche à concilier aussi les intérêts individuels de chacun.

Par exemple aujourd’hui, on nous dit que l’intérêt de la France est de faire des économies : pour y arriver plus rapidement, on devrait alors diminuer ou supprimer toutes les allocations sociales (RSA, indemnités de chômage, allocations aux familles, aux personnes handicapées..). Le fait de ne considérer que l’intérêt d’une entité globale, pourrait faire accepter le sacrifice nécessaire de certains membres du groupe, d’ordinaire les plus faibles, pour la survie des autres.

Or aujourd’hui de fait, certains sont laissés au bord du chemin, et n’imaginent même plus pouvoir avoir accès au travail, sans même parler de la scandaleuse précarité du travail des jeunes, qui n’est pas protégé par le droit du travail.

C’est donc réellement un changement radical de priorité qui est nécessaire, afin de remettre l’épanouissement de l’Homme au cœur d’un vrai projet sociétal, en s’affranchissant de l’actuelle soumission à la toute puissance de l’argent.

Il faudra des années, mais c’est la seule voie possible. Il faut donc la porter avec détermination et confiance. Je m’y emploierai avec la plus grande énergie.

Comme quoi, même un langage de vérité peut susciter l’engagement et la confiance !

 




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