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Face à la crise agricole… : un projet d’ Agri-hameau Intergénérationnel

février 28th, 2016 by bsbc

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La crise agricole n’est pas nouvelle…

Si le Président de la République est bien tristement conspué aujourd’hui par la France rurale, c’est qu’il porte la responsabilité, avec tous ceux qui l’ont précédé depuis 40 ans, de l’échec de la politique agricole européenne.

L’ultra libéralisme des grands groupes agricoles, céréaliers et de chimie phytosanitaire a conduit une politique productiviste qui a cassé dans l’indignité l’équilibre économique et social de l’agriculture, se soldant par le constat dramatique du suicide de plus de 150 agriculteurs français chaque année.

Nos dirigeants se sont résignés à la mort de notre civilisation rurale, il faut donc peu à peu inventer une nouvelle manière de vivre pour préserver la vie du monde rural.

C’est ce que nous essayons de faire bien humblement avec ce projet d’ Agri-Hameau Intergénérationnel.

Nous croyons à la nécessité de préserver de petites exploitations à taille humaine et tentons ainsi de faire vivre un petit domaine d’élevage (15 vaches limousines sur 18 ha) près d’Angoulême en Charente, en cherchant à toujours être innovants afin d’anticiper l’évolution du monde rural par une saine gestion des terres qui nous sont confiées.

Conscients qu’il est devenu impossible de tirer de l’agriculture extensive seule des revenus suffisants pour faire vivre un domaine, nous avons depuis vingt ans tenté de nous diversifier, tant par la vente directe de lots de viande aux consommateurs (réduction des chaines de distribution), que par l’accueil temporaire à la ferme (gîtes ruraux, chambres d’hôte et location de salle de réception), mais cela se concentre sur quelques semaines dans l’année malgré les investissements importants nécessaires.

Il fallait rendre ces activités de service plus pérennes, et est ainsi né ce nouveau concept d’  Agri-Hameau Intergénérationnel .

En s’appuyant sur l’analyse du vieillissement des populations périurbaines et rurales (attachées néanmoins à y vivre et y rester le plus longtemps possible), il s’agit de proposer des habitats qui puissent s’adapter aux évolutions des foyers.

Les logements initialement prévus pour accueillir une famille modeste avec l’arrivée progressive des enfants, sont facilement séparables et adaptables à l’accueil ultérieur de séniors ou d’étudiants, en recherche de petits logements, parfois prêts à proposer des services de proximité ou une simple présence rassurante.

L’Agri-Hameau Intergénérationnel est naturellement construit en pleine adéquation avec la nature environnante suivant le procédé constructif « GREB » (maison en paille sur ossature bois, récupération et recyclage des eaux et des déchets, toitures végétalisées) de manière quasi-passive (chauffage minimal permettant le développement d’une filière locale de bois énergie) et ancré sur le terroir de l’exploitation, en permettant les activités participatives de potager, verger et volailles, y compris les thérapies autour de la présence animale.

Naturellement économe, le développement de ce type d’habitat et de mode de convivialité fondé sur l’entraide intergénérationnelle et sur la consommation partagée de « produits de la ferme », peut répondre à un besoin croissant de sens et d’attrait pour le monde agricole régénérateur de vie.

Un projet expérimental de trois maisonnées va pouvoir être lancé dès cette année, afin de montrer qu’il pourrait permettre à certaines petites exploitations agricoles de se diversifier vers un accueil « en monde rural » plus structuré et permanent.

Retrouvez plus en détail le projet :  http://bsbc.blogvie.com/projet-agri-hameau/

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Retrouvez plus en détail le projet :  http://bsbc.blogvie.com/projet-agri-hameau/

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Terrorisme, une focalisation excessive

février 20th, 2016 by bsbc

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L’article de Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), paru dans « La Croix » du 16 février mérite notre attention afin de s’interroger sur la focalisation probablement excessive qui est  actuellement faite par nos médias sur les conséquences des actions terroristes. N’est- ce pas ce qu’ils attendent, en leur donnant ainsi une victoire symbolique sur les esprits ?

 

La menace terroriste est devenue le centre de l’horizon médiatique, politique et stratégique français. Pourrait-il en être autrement? Les attentats de janvier 2015 avaient frappé la nation au plus profond. Elle avait fait face avec près de quatre millions de citoyens manifestant leur refus de céder à la peur. Mais le 13 novembre, 130 personnes perdirent la vie du fait d’attentats. Une escalade dans l’horreur, et dans les réactions qui ont suivi.

C’est devenu le sujet numéro un pour les médias qui ont vu leur nombre de téléspectateurs, auditeurs et lecteurs fortement augmenter et pour les responsables politiques qui doivent répondre à une demande de protection et de sécurité du public.

Dans l’ensemble, les Français ont réagi avec une très grande dignité à ces drames. Mais ils sont anxieux et ont besoin d’être rassurés.

On peut cependant se demander si, malgré l’intérêt marqué du public, on ne parle pas trop du terrorisme? Et si, ce faisant, on ne tombe pas dans le piège qui nous est tendu?     

Dès 1962, Raymond Aron écrivait que « les effets psychologiques du terrorisme étaient hors de proportion avec les résultats purement physiques». C’est encore plus vrai à l’heure des chaînes d’informations permanentes parce que c’est exactement ce que recherchent ceux qui ont frappé et veulent encore le faire : marquer les esprits. Ne risque-t-on pas alors de susciter un effet de galvanisation chez les terroristes qui vont crier victoire au vu de l’ampleur des réactions qu’ils suscitent? Cela leur permet de consolider leurs recrutements. . Ne crée-t-on pas un effet d’entraînement pour des esprits faibles qui pourraient, par mimétisme, essayer à leur tour de tenter de commettre un attentat? Ne risque-t-on pas de nourrir un climat anxiogène qui pèse sur le moral de la nation et l’activité économique. Et du coup de donner une victoire symbolique aux terroristes ?

Il ne s’agit pas de ne pas prendre en compte la menace. C’est indispensable. Mais faut-il en faire à ce point un élément du débat public? Ne pourrait-on pas agir avant et en parler moins? Par ailleurs, à trop se focaliser sur le terrorisme, n’oublie-t-on pas de réfléchir aux grandes évolutions mondiales, à la place de la France dans le monde, à ses marges de manœuvre qui ne peuvent se résumer à la lutte contre le terrorisme?

D’autres facteurs de mortalité ne suscitent pas la même mobilisation : 2 enfants meurent chaque jour sous les coups de leurs parents et 130 personnes à cause de l’alcool. L’an dernier, 412 personnes sont mortes de froid dans la rue et 3 500 autres ont été victimes de la route, en grande partie par la délinquance routière. Chaque année, 150 personnes meurent de violences conjugales. Ces morts ne suscitent pas la même mobilisation.

Parce que ces morts ne sont pas le fait d’une action politique volontaire qui veut s’atta­quer aux bases de notre société, il y a une acceptation sociale beaucoup plus grande pour ces types de violence qui pourtant font chaque année, beaucoup plus de victimes.

Les terroristes peuvent frapper en tous lieux et à tout moment. Il faut non pas s’y résigner mais s’y préparer, vivre avec ce risque comme nous vivons avec d’autres (maladies, accidents, etc.) en étant vigilants mais pas paniqués.

J’habite dans le 11e arrondissement de Paris où ont eu lieu les attentats de novembre. J’ai plus peur pour mes enfants s’ils doivent faire de longs trajets de voiture que s’ils partent boire un verre dans le quartier.

Pour horribles qu’ils soient, ces attentats ne menacent notre société que si nous cédons à la peur. Il est contre-productif de se focaliser de façon excessive sur ce défi stratégique, au risque d’occulter tous les autres. Cela reviendrait à céder au spectaculaire et à l’irrationnel et ne pas voir le structurel et le rationnel.

Pascal Boniface Directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques)

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Gagner la Guerre ne suffit pas à gagner la paix

février 14th, 2016 by bsbc

Un sénateur s’est plaint récemment que des militaires puissent exprimer leurs idées comme citoyen… L’ancien monde est mort, notre société heureusement évolue.

Le chef d’état-major des armées vient d’écrire une remarquable tribune dans Le Monde du 21 janvier, dont vous retrouverez ci-après l’essentiel.

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La France est entrée en guerre contre des groupes terroristes islamistes. Face à cette menace, notre stratégie consiste à aller frapper l’ennemi là où il se trouve.

Mais la vertu de la force ne pourra seule régler ces conflits mondialisés.

Notre ennemi agit de façon asymétrique et terroriste. La France peut compter sur ses armées pour résister, affronter et vaincre cet ennemi. Protéger les Français est leur vocation. C’est pour cela qu’elles s’engagent avec abnégation, constance et professionnalisme, à l’extérieur et à l’intérieur des frontières. Le combat sera long. C’est la force légitime qui fait reculer la violence. Cette force doit s’inscrire dans une stratégie globale pour agir sur les racines de la violence car nous sommes face à une guerre d’un nouveau type. La vlolence est désormais sur notre sol.

Daech,  Et Al-Qaida, AQMI, AQPA, nos ennemi ignorent les frontières et jouent de la mondialisation pour recruter leurs exécutants, diffuser leur propagande, exporter leurs modes d’actions terroristes. Ils cherchent l’implosion des sociétés, l’installation d’un chaos propice à l’émergence d’un néocalifat. Ils véhiculent sur les réseaux sociaux une propagande agressive, réactive et de grande qualité technique qui cherche à discréditer nos valeurs et notre modèle de société.Le terrorisme n’est pour eux qu’un moyen parmi d’autres d’arriver à leurs fins.

Le mensonge et la dissimulation sont leur matrice : leur idéologie évoque un passé idéalisé et la promesse d’un futur fantasmé ; ils prétendent préparer l’avènement d’un monde nouveau, mais usent sans retenue d’une violence destructrice et nihiliste ; leur action répond à un plan qui repose sur la recherche du coup de force permanent et la surenchère de violence.

Face à eux, nos armées mènent avec nos alliés, au Sahel et au Levant, une véritable défense de l’avant de notre territoire, de nos valeurs, de notre société. Et les mêmes soldats, en appui de nos forces de sécurité intérieure, se tiennent prêts à s’opposer aux actions que des terroristes voudraient commettre au cœur de nos villes. Défense de l’avant et protection du territoire sont les deux volets d’une même volonté : protéger la France et les français. Nous sommes entrés dans une guerre mondialisée et il en résulte pour nos démocraties un lien fort, direct, entre leur sécurité extérieure et leur sécurité intérieure.

Je constate chaque jour que l’histoire s’accélère, de plus en plus brutale.

Devant la complexité de la violence que nous combattons, il faut aller au-delà des apparences et s’appuyer sur quelques repères. A cet égard, j’ai 4 convictions.

1/ La vertu de la force

Face à la violence, la force légitime et maîtrisée est indispensable. Gardons-nous du repli sur soi. Attendre que nos ennemis, experts en asymétrie, viennent à nous, ce serait leur montrer une faiblesse qu’ils exploiteront inévitablement. En Afghanistan : plus nous sortions de nos bases, moins nous étions attaqués par les talibans et plus la menace qu’ils faisaient peser sur la population s’estompait.

Aujourd’hui, au Sahel, nos armées empêchent que ne s’y forment de nouveaux sanctuaires terroristes. AQMI voulait installer un califat au Mali. Les résultats obtenus-là bas montrent que l’action porte des fruits dès lors qu’elle s’ancre dans le long terme et s’appuie sur l’endurance et la persévérance. De même au Levant au sein de la coalition, nous luttons pour contenir Daech jusqu’à ce que les partenaires locaux soient en mesure de le détruire. Nos actions aériennes – renseignement et frappes – complètent le combat au sol des forces locales. Cette stratégie nécessite, là encore, de la patience. Mais le temps s’accélère sous la pression de l’information continue et instantanée. Or, la violence sait choisir son moment pour frapper, alors que la force a besoin de temps pour produire ses effets. Le chef militaire doit intégrer la demande d’effets immédiats et visibles, sans pour autant subir la tyrannie de l’urgence.

2/La force n’est pas suffisante

Une stratégie basée sur les seuls effets militaires ne pourra jamais agir sur les racines de la violence aue sont le manque d’espoir, d’éducation, de justice, de développement, de gouvernance, de considération. Gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. Quelle que soit la nature des crises, une approche globale est indispensable, c’est-à-dire interministérielle et internationale. Il n’y a pas de place pour le développement économique durable – sans sécurité, et il n’y a pas de sécurité sans développement.

Sans une éthique solide, se limiter à des actions militaires peut même nous faire basculer dans l’inconscience de la violence. Les armées sont l’expression régalienne de la force légitime d’un Etat qui se reconnaît dans les obligations du droit international. L’action de nos armées s’inscrit donc dans une stricte conformité au droit. Une frappe aveugle ne fera jamais une victoire, ni ne viendra à bout d’une folie ou de la misère. Pis, face au terrorisme, nous devons nous garder de tomber dans un mimétisme où nous perdrions notre légitimité et, plus encore, notre âme.

3/ Cohérence

Il s’agit de la cohérence entre les menaces, les missions et les moyens. Pour défendre notre pays, notre armée doit avoir une palette de capacités à ” large spectre “. Les menaces multiples se présentent chaque jour sous une forme différente. Seul un modèle complet d’armée permet de durer et de s’adapter mais exige de consacrer 2 % du PIB aux dépenses de défense. La guerre a un autre prix : celui du sang de ceux qui acceptent de se porter au-devant de l’ennemi.

4/ De belles armées

Nous avons de belles armées en perpétuelle transformation pour relever les défis d’aujourd’hui et répondre à ceux de demain. Au Sahel, l’immensité désertique, le caractère transfrontalier de la menace et des groupes terroristes qui esquivent le plus souvent le combat, sauf s’ils sont acculés. Trois mille cinq cents hommes sont engagés dans cette opération. (Au Kosovo, sur un territoire 200 fois plus petit, on a engagé jusqu’à 50 000 soldats.)

Pour prendre l’ascendant, il a fallu radicalement changer nos modes d’action aéroterrestres. Ils reposent sur la surprise pour frapper la logistique et les postes de commandement adverses.

Pour y parvenir, nos armées mettent en œuvre le triptyque renseignement, capacité de suivi et de frappe, 24 heures /24.

Nos armées sont servies par des femmes et des hommes de grande qualité, militaires et civils, d’active et de réserve. Nos jeunes militaires, qui sont issus de la société civile dans toute sa diversité, sont généreux ; ils ont le goût de l’effort et du dépassement de soi ; ils font preuve de courage qui peut aller jusqu’à l’héroïsme ; en 2015, 50 % des militaires ont quitté leurs familles plus de 200 jours par an. Ils défendent avec foi les valeurs de la France : la liberté, ils combattent pour elle ; l’égalité, ils la vivent sous l’uniforme ; la fraternité, ils la construisent au quotidien. L’armée, lieu de brassage et de promotion sociale, contredit le discours des terroristes qui cherchent, par la division, l’implosion de la société.

En contrepartie, pour tenir dans la durée, l’armée de la nation a besoin du soutien des citoyens ; elle compte sur chacune et sur chacun d’entre nous.

En définitive, mes quatre convictions n’en forment qu’une : la France avec ses alliés gagnera ce combat contre les groupes armés terroristes islamistes radicaux. Pour cela, elle peut compter sur ses armées qui s’engagent sans idée de recul ; leur qualité et leur efficacité sont une source de grande fierté. C’est aussi pour nous tous une raison d’espérer. Nos militaires, émanation de la nation, forment un ressort essentiel de notre résilience collective. Dans l’anonymat de leurs missions, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières, ils incarnent les valeurs de notre pays et l’espérance de notre jeunesse au service de la paix.

Général d’armée Pierre de Villiers

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Conférence sur “La France maritime” à La Rochefoucauld le 6 février 17h

janvier 31st, 2016 by bsbc

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L’Association Professionnelle Nationale de Militaires - Marine lance son site Internet

décembre 17th, 2015 by bsbc

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En application de la Loi autorisant les militaires à se constituer en associations professionnelles (Loi 2015-917 du 28 juillet chapitre III, articles 9 à 13), s’est réunie le 27 novembre 2015 l’assemblée constitutive de l’association « APNM Marine » rassemblant les trois collèges représentatifs (Officiers, Officiers mariniers et Equipage) de la communauté militaire marine.

L’association s’engage, en lien avec les structures de concertation (plusieurs membres de l’ « APNM Marine » sont également membres du Conseil de la Fonction Miliaire Marine - CFMM), à porter un message fort, loyal et constructif destiné à informer, proposer et aider nos décideurs à améliorer la condition militaire en bonne synergie avec l’évolution de notre société.

Tous les marins en activité de service sont dès à présent invités à adhérer et à apporter leurs avis et propositions en répondant à un questionnaire mis en ligne sur le site « www.apnm-marine.fr ».

Les deux associations de marins que sont la Fédération Nationale des Officiers Mariniers (FNOM) et l’Association des anciens élèves de l’Ecole Navale (AEN) se sont unies pour accompagner la création de l’APNM Marine (association professionnelle nationale de militaires) et pour la soutenir dans l’accueil de tous les officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots d’active qui souhaiteraient la rejoindre.

Un site d’information « www.apnm-marine.fr » a été ouvert le 17 décembre 2015 à l’occasion de la fin de session du CSFM (Conseil Supérieur de la Fonction Militaire) qui avait à apporter des avis sur les textes réglementaires traitant des APNM.

Communiqué de l’APNM, décembre 2015

NOTA : Qu’est-ce qu’une APNM ?

De quoi s’agit-il ?

D’associations professionnelles spécifiques régies par le Code de la Défense et, en tant qu’elles n’y sont pas contraires, par les dispositions de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association.

Spécifiques car l’existence de groupements professionnels militaires à caractère syndical ainsi que l’adhésion des militaires en activité à des groupements professionnels autres que les APNM demeurent incompatibles avec les règles de la discipline militaire.

Pour quoi faire ?

Préserver et promouvoir les intérêts des militaires en ce qui concerne la condition militaire ainsi définie :

« La condition militaire recouvre l’ensemble des obligations et des sujétions propres à l’état militaire, ainsi que les garanties et les compensations apportées par la Nation aux militaires. Elle inclut les aspects statutaires, économiques, sociaux et culturels susceptibles d’avoir une influence sur l’attractivité de la profession et des parcours professionnels, le moral et les conditions de vie des militaires et de leurs ayants droit, la situation et l’environnement professionnels des militaires, le soutien aux malades, aux blessés et aux familles, ainsi que les conditions de départ des armées et d’emploi après l’exercice du métier militaire ».

Avec qui ?

Peuvent être membres :

- les militaires de carrière,

- les militaires servant en vertu d’un contrat,

- les militaires réservistes qui exercent une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou au titre de la disponibilité,

-  les fonctionnaires en détachement qui exercent, en qualité de militaires, certaines fonctions spécifiques nécessaires aux forces armées.

Comment ?

Les APNM représentatives participeront au dialogue organisé au niveau national par le ministre de la Défense ainsi que par les autorités militaires sur les questions générales intéressant la condition militaire.

Elles s’exprimeront chaque année devant le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire.

Pour pouvoir siéger au Conseil Supérieur de la Fonction Militaire, les associations, leurs unions ou fédérations devront être représentatives de trois armées et de deux services.

La représentativité sera appréciée principalement sur un critère d’influence basé sur l’effectif d’adhérents dans chaque groupe de grades.

Ces critères de représentativité ainsi que les facilités matérielles accordées aux associations seront fixés par décret à paraître.

Avec quels droits ?

Les associations professionnelles nationales de militaires peuvent se pourvoir et intervenir devant les juridictions compétentes contre tout acte réglementaire relatif à la condition militaire et contre les décisions individuelles portant atteinte aux intérêts collectifs de la profession.
Elles peuvent exercer tous les droits reconnus à la partie civile concernant des faits dont elles sont personnellement et directement victimes.

Leurs membres jouissent des garanties indispensables à leur liberté d’expression pour les questions relevant de la condition militaire.

Et quelles limites ?

L’exercice du droit de grève est incompatible avec l’état militaire.

Leur activité doit s’exercer dans des conditions compatibles avec l’exécution des missions et du service des forces armées et ne pas interférer avec la préparation et la conduite des opérations.  Elles ne peuvent contester la légalité des mesures d’organisation des forces armées et des formations rattachées.

Elles sont soumises à une stricte obligation d’indépendance, notamment à l’égard du commandement, des partis politiques, des groupements à caractère confessionnel, des organisations syndicales de salariés et des organisations professionnelles d’employeurs, des entreprises, ainsi que des Etats. Elles ne peuvent constituer d’unions ou de fédérations qu’entre elles.

Après avoir quitté l’article, n’oubliez pas de donner votre avis en répondant au questionnaire sur : « www.apnm-marine.fr ».

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La France en quête de Liberté

décembre 7th, 2015 by bsbc

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Désemparés par les attentats du 13 novembre, les français expriment leur inquiétude par le rejet d’un système qu’ils jugent déficient.

Les médias laissent penser que la seule alternative serait la voie aventureuse et dangereusement clivante proposée par le Front National, qui tire bien malheureusement profit du désarroi d’une majorité de français.

Le piège est alors de penser que si l’on refuse les thèses dangereuses prônant l’exclusion, le repli sur soi et par là le communautarisme, le devoir serait de préserver le système en place.

Un tel antagonisme ne peut être durable.

Les français devront retrouver leur liberté de penser et de s’exprimer au travers de l’évolution des médias.

La révolution numérique est en marche et fera son oeuvre.

L’article 11 de la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

La France a traversé dans son histoire bien des troubles, et s’est toujours relevée.

Soyons confiant en notre jeunesse et en la vocation de la France d’être une lumière pour le monde, l’avenir est à construire.

Sa richesse est d’esprit et de cœur.

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Transition énergétique ? L’éolien à tout prix ?

novembre 30th, 2015 by bsbc

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Photo réelle du château de Malbrouck en Moselle (sans aucun truquage),  prise le 6 avril 2014 par Antoine Chonion (source : Fédération Environnement Durable).Le site et ses abords sont endommagés par des éoliennes de 200 mètres de haut situées à 1 km de l’autre côté de la Frontière Allemande 

Plusieurs associations charentaises de défense de la Nature, du cadre de vie et des paysages ont bien voulu attirer m’alerter sur la prolifération de l’éolien qui défigure notre pays, en particulier par le gigantisme croissant des installations.

Au-delà même d’un éloignement minimal de 1.000 mètres des habitations selon l’amendement adopté par le Sénat le 17 février 2015 puis rejeté par les députés, il  semblerait nécessaire d’exclure toute possibilité d’installation d’éolienne des zones naturelles ou touristiques encore préservées.

Si l’on doit souhaiter naturellement la diminution des rejets d’énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables, cela peut se faire sans polluer autrement la nature et nos paysages.

De plus, sans vouloir pour autant entrer ici dans le débat sur le caractère écologique de l’énergie nucléaire, nous devons admettre le constat que les français ont collectivement décidé depuis des décennies de privilégier la production d’électricité par des centrales nucléaires permettant des coûts de production trois à quatre fois inférieurs aux autres filières d’énergie sans rejet de gaz à effet de serre.

Ce fort investissement du peuple français permet aujourd’hui à la France d’être un des pays d’Europe les moins polluants (5,3 t de CO2/ hab, soit moitié moindre que l’Allemagne), et nous devrions ainsi pouvoir profiter de cette performance pour préserver nos paysages et conditions de vie.

Il est ainsi de notre devoir de lutter contre les lobbys de “bétonisation” sans discernement de nos campagnes et de notre littoral; les champs éoliens en mer causant de plus de lourdes conséquences sur nos capacités d’intervention et de sauvetage en mer, comme j’avais été amené à le souligner dans ce cri d’alerte : attestation-sur-eolien-en-mer.pdf.

La COP21 est aussi l’occasion de réfléchir sur les effets collatéraux du développement d’énergies dites renouvelables qui peuvent générer de véritables pollutions environnementales.

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“Vivre en surmontant le risque du terrorisme” à Angoulême le 20 nov à 18h30

novembre 19th, 2015 by bsbc

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Devant le besoin de partager nos réflexions face aux dramatiques événements que nous avons à surmonter, je propose d’animer un “Forum d’échanges

qui aura pour thème “Vivre en surmontant le risque du terrorisme”, le vendredi 20 novembre à 18h30 à L’Echiqiuer , 82 bis rue de Paris à Angoulême. 

Au travers des témoignages et réflexions des personnes présentes, nous apprécierons la situation de la France aujourd’hui et la manière de surmonter le risque du terrorisme qui continuera de se faire sentir.

Pour initier le débat, je présenterai le témoignage de mon propre engagement de commandant d’une flottille d’hélicoptères de combat embarquée à bord du porte-avions Foch pendant la guerre du Kosovo (temoignage-guerre-du-kosovo.pdf) ainsi que mon expérience du contre-terrorisme maritime.

Dominique de Lorgeril

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La France en Guerre.

novembre 15th, 2015 by bsbc

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Devant l’horreur des attentats qui touchent aujourd’hui la France, nous devons nous incliner en pensant aux victimes si nombreuses, à leurs proches et à leurs familles, mais la Vie doit toujours l’emporter malgré la lourdeur de l’épreuve, et nous avons à reconstruire une société plus consciente des grands enjeux du monde.

C’est ce que l’on appelle la résilience d’un peuple comme cela est rappelé comme un objectif essentiel dans le livre blanc de la défense :  la volonté et la capacité d’un pays, de la société et des pouvoirs publics à résister aux conséquences d’une agression ou d’une catastrophe majeures, puis à rétablir rapidement leur capacité de fonctionner normalement, ou à tout le moins dans un mode socialement acceptable .

Le Président de la République a dès hier qualifié ces événements tragiques et désigné leur auteur : C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daech, une armée djihadiste, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes : un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète”.

Déclarant l’état d’urgence et le rétablissement du contrôle aux frontières, le Président prend des mesures de protection indispensables, justifiées par l’ampleur de l’émotion nationale.

Le matin même du 13 novembre, le porte-parole du gouvernement annonçait que ” sur la base de la campagne de renseignements menée au-dessus de la Syrie, nos avions de combat ont déjà frappé Daech à cinq reprises en Syrie, dont trois fois cette semaine sur des sites d’infrastructures pétrolières”.

283 frappes ont par ailleurs été menées en Irak depuis le 19 septembre 2014″  a-t-il précisé en citant une intervention du Premier ministre devant le Conseil des ministres. ” Notre objectif est d’accroître et de poursuivre la lutte contre Daech. Nous ciblons cette organisation dans le cadre de la légitime défense collective”.

Ces frappes sont aussi des actes de guerre menés par la France hors de tout mandat international de l’ONU et sans décision du parlement, selon un principe de légitime défense collective (cela avait déjà été un profond cas de conscience lors de mon engagement en 1999 au Kosovo).

Nous devions donc nous attendre à une riposte, et nos gouvernants reconnaissaient que le niveau d’alerte était à son maximum sans pour autant que les mesures de protection de notre territoire national ne soient réellement prises.

Il fallait au contraire se soumettre à une arrivée massive de migrants, qui pouvait naturellement aussi inclure des djihadistes prêts à porter le combat sur notre sol, alors qu’ils sont déjà très nombreux à être implantés en France et dans les pays voisins.

Depuis des années, au nom d’une tolérance oubliant les propres intérêts du peuple français, nous avons laissé s’implanter sur notre territoire des réseaux incontrôlés et dangereux.

Comme militaire, qui ait été engagé au service de mon pays sur bien des fronts d’instabilité à travers le monde, j’avoue être profondément marqué par ces attentats, mais aussi par le déplacement sur les lieux de notre Président et de ses principaux ministres qui, comme de nombreux autres avant eux, portent une lourde part de responsabilité depuis l’abandon des frontières nationales sur l’autel du mondialisme financier.

Fallait-il un tel drame pour prendre conscience de nos trahisons et de nos faiblesses, et saurons-nous, au-delà de l’appel nécessaire à l’unité nationale, prendre collectivement  les décisions indispensables à la survie d’une démocratie fragilisée par ses renoncements ?

Je m’engage comme une majorité de français à la résistance nationale, et à la refondation d’une nation respectueuse de son histoire, de son esprit patriotique et de sa libre détermination.

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« Migrants » : deux ou trois mises au point

novembre 9th, 2015 by bsbc

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Une chronique pleine de bon sens de Dominique Jamet, vice-président de Debout la France :

L’afflux, sans équivalent depuis près de deux millénaires, de millions de « migrants », autrement dit d’étrangers qui, fuyant la guerre, la dictature, la misère ou la faim, frappent aux portes de l’Europe dans l’espoir d’y trouver un asile, un toit, un emploi, la sécurité ou la fortune, a donné lieu ces derniers temps à un flot  de réactions et de commentaires dont certains, dictés par l’ignorance, la mauvaise foi ou un mélange des deux, appellent des mises au point.

La France, ne cesse-t-on de nous assener avec un tel aplomb que beaucoup finiraient par le croire, serait, aussi loin qu’on remonte dans le temps, une terre d’immigration. C’est une contre-vérité absolue. Depuis l’époque des « grandes invasions », donc depuis les quatrième et cinquième siècles de notre ère, la France, comme la plupart des pays du Vieux continent, a été caractérisée pour l’essentiel par la continuité, la stabilité et l’homogénéité de son peuplement. Rurale et casanière, profondément attachée à sa terre, la population française n’a pas plus essaimé à travers le monde qu’elle ne s’est grossie d’apports extérieurs. Les élites étrangères ont pu être sensibles au rayonnement et à l’attractivité de sa culture, les paysans nos ancêtres n’ont pas pour autant porté au dehors un message quelconque. Le  nomadisme des uns et des autres, si cher à Jacques Attali, est de date récente et ce n’est que depuis quelques décennies que la France est devenue à la fois terre d’immigration, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes, et terre d’émigration, ce qui ne va pas sans susciter quelques inquiétudes.

Les choses, il est vrai, ont commencé à changer dans le courant du XIXe siècle. Grande, riche et prospère, la France, dont la démographie, était stagnante, a accueilli par vagues successives  des immigrants politiques – notamment polonais – puis économiques – belges, allemands, italiens, espagnoles, portugais… Pour situer les idées, en 1870, un million d’étrangers, soit 2,5% de la population totale, résidaient en France. Osera-t-on rappeler que, géographiquement, culturellement, ethniquement proches, ces immigrants étaient facilement assimilables et s’assimilaient en effet dès la deuxième génération ? Ni leur nombre ni leur état d’esprit n’étaient des obstacles à leur intégration dans l’ensemble national. En l’absence de statistiques réellement fiables, et d’autant moins que la naturalisation fait rapidement disparaître des écrans la catégorie particulière des Français d’origine étrangère, c’est environ à 10% de la population, soit sept millions d’individus que l’on évalue actuellement le pourcentage d’immigrés et fils d’immigrés résidant sur notre territoire.

La France, nous dit-on sans relâche, n’a été ni ouverte, ni accueillante aux nouveaux venus. Egoïste, fermée, xénophobe, discriminante, voire raciste, telle est l’image de notre pays dans le miroir que nous tendent obstinément des médias, des intellectuels et des politiciens qui nous prêchent sans relâche la repentance de crimes depuis longtemps prescrits et la haine de nous-mêmes. Il est vrai que les plus hauts postes de l’Etat et les plus belles carrières sont fermés et interdits à quiconque ne serait pas Français de souche et depuis les croisades. En témoignent les parcours de Nicolas Sarkozy, d’origine hongroise, et qui ne fut que président de la République, de Manuel Valls, actuel Premier ministre, de Claude Bartolone, président de l’Assemblée,  de Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Economie d’Anne Hidalgo, maire de Paris, de Rachida Dati, de  Rama Yade, de Najat Vallaud-Belkacem, de Myriam el Khomry… Honte à nous !

Cas particuliers, objectent certains. Quand les cas particuliers se généralisent, la bonne foi et le bon sens incitent à en conclure qu’ils ne sont plus particuliers.

Mais la France, affirment les démagogues, si prompts à fustiger le populisme des autres et à courir après un vote clientéliste, n’est plus ce qu’elle était, on n’y songe plus qu’à se barricader, qu’à fermer les frontières et les portes aux malheureux « réfugiés » qui nous tendent une main que nous ne prenons plus. Fermée, la France ? Pas aux quelque 200.000 nouveaux compatriotes qui viennent chaque année par la grâce de la naturalisation demandée ou automatique participer à notre exceptionnelle croissance démographique. Pas aux 24.000 migrants officiels que  nous nous sommes engagés à accueillir. Pas aux 96% de déboutés du droit d’asile qui, soumis à une obligation de quitter le territoire, n’en tiennent pas compte et s’incrustent parmi nous en comptant avec raison sur la complicité ou la passivité des « autorités » françaises. Pas aux innombrables et indécelables clandestins.

Il faudrait manquer singulièrement de raison et de cœur pour ne pas comprendre les motivations et les actes des millions de persécutés, de déshérités et de malheureux qui sont prêts à affronter tous les périls et à violer tous les règlements dans l’espoir d’une vie meilleure et pour ne pas être ému de compassion par les drames dont ils sont victimes. Mais il est de la responsabilité d’un gouvernement de décider et d’agir en fonction des capacités et des intérêts de la collectivité qu’il administre. Que l’Allemagne pratique la politique que lui permet sa prospérité et que lui impose sa faiblesse démographique est une chose. La situation de la France, pays des cinq millions de chômeurs, de la désindustrialisation, de la stagnation économique, de la crise de l’emploi, du logement, de l’identité, nous interdit de l’imiter. Au demeurant, si le droit d’asile vaut pour ceux qui n’ont d’autre issue pour échapper à la violence et à la mort, en quoi sommes-nous coupables et comptables des désastres économiques, sociaux et politiques que provoquent ou que ne savent pas juguler les gouvernements d’Etats qui, ayant accédé à l’indépendance, nous ont privés du droit et de la possibilité de contrôler leur démographie, de réprimer leur corruption, de les aider dans leur développement ?

Dernier point : on nous a suffisamment mis en garde puis condamnés pour avoir voulu imposer notre manière de vivre et de penser aux peuples que nous avions colonisés pour que nous soyons en droit de refuser d’être à notre tour victimes d’une colonisation à rebours. Ceux qui ont mis leur énergie, leur talent, leur effort au service du pays qui les a accueillis, élevés, employés ont naturellement les mêmes droits, la même légitimité que les autochtones, les naturels, les indigènes, les peuples premiers que nous sommes. Venus chez nous sans esprit de retour, ils sont une part de nous-mêmes.  Ceux qui, au contraire, prétendent non seulement garder telles quelles  mais viseraient à nous imposer des lois, des coutumes et des mœurs qui ne sont pas les nôtres et nous feraient revenir à l’état d’ignorance, de soumission, d’obscurantisme dont nous venons tout juste de nous émanciper, ceux qui sous le masque d’une allégeance de façade sont allergiques ou hostiles à notre civilisation n’ont pas leur place parmi nous. Diluer l’immigration dans la population, c’est la vocation de la France. Noyer la population dans l’immigration, ce serait sa fin.

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