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Vers des syndicats dans les armées… ?

octobre 4th, 2015 by bsbc

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Voilà juste un an, par son arrêt du 2 octobre 2014, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a clairement statué sur l’obligation faite à la France de permettre la présence d’associations professionnelles au sein des armées, en s’appuyant sur le droit fondamental de tout groupe humain à s’associer, afin de pouvoir s’exprimer collectivement et défendre des intérêts professionnels et moraux.

C’est une disposition fondamentale et constitutionnelle, rappelée dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui a été trop longtemps « oubliée » pour maintenir les militaires dans un cantonnement juridique leur déniant de fait le statut de citoyen.

Certes, l’évidence impose qu’en certaines circonstances opérationnelles ou de guerre clairement justifiées, il n’y ait pas lieu de tergiverser en vue de la recherche d’un consensus, mais pour autant sans nier la dignité humaine du militaire.

Il n’est naturellement pas question de « droit de grève », et le terme d’ « association professionnelle » a été préféré à celui de « syndicat » qui souffre de sa consonance politicienne.

Le chef militaire a pourtant depuis toujours mission de porter l’expression de la communauté humaine qui a été confiée à son commandement. Mais on ne peut malheureusement que constater depuis l’après guerre et à tous les niveaux, qu’il a globalement failli à cette mission, et qu’une soumission hiérarchique passive, confortable ou intéressée l’emporte généralement sur le courage nécessaire à faire entendre une voix discordante.

Un exemple dramatique a été le cas du maître principal Gérard Manoni qui a succombé à un accident à Casablanca survenu le 13 mars 1996 lors d’échanges avec l’armée marocaine. Lors de l’accident, ce militaire était incontestablement « en activité de service », mais le ministre de la Défense Alain Richard a pensé pouvoir créer une jurisprudence en remettant en cause les faits afin de placer la victime « en permissions » et supprimer la pension de sa veuve, lui imposant même de rembourser les sommes jusqu’alors légitimement acquises.

Une grande partie de la communauté militaire a été ulcérée d’une telle injustice, mais ne pouvait juridiquement absolument rien faire, si ce n’est de susciter l’attention de leurs chefs au travers des instances de concertation, qui s’avéraient totalement inefficaces pour aller contre une décision du ministre qu’il voulait exemplaire et jurisprudentielle. Il a fallu une action informative vers les médias, alors illégale, et un entrefilet dans Libération pour faire annuler cette décision inique.

Encore aujourd’hui, alors qu’il était économiquement réalisable de maintenir la possibilité pour des militaires éloignés professionnellement de leur famille, de continuer à vivre près de leurs lieux de travail dans Paris, des dizaines de militaires viennent d’être expulsés de leur logement du centre de la Pépinière qui a été fermé et vendu sans autre concertation que de trouver pour certains des relogements hors Paris.

Même si cela ne retire en rien la responsabilité des divers ministres qui ont acceptés de telles injustices sans même y porter attention, il faut souligner que nos hommes politiques n’ont malheureusement appris à agir qu’en raison de la réalité d’une pression sociale ou d’un risque médiatique. Rien de tel pour les militaires qui étaient jusqu’à présent contraints au silence.

Fondé sur de tels constats d’échec, il a fallu construire à partir des années 1990 un dispositif plus large de concertation, destiné à forcer les échanges et à laisser croire à une volonté d’émergence d’un dialogue, qui n’a leurré que les candides.

Certes, le « dialogue interne » a depuis sans cesse évolué, de manière plutôt favorable, sous la pression des attentes déçues de la communauté militaire. Cependant tous les acteurs honnêtes de la concertation consentiront à reconnaître que si aujourd’hui les échanges existent, la manipulation des idées et des volontés l’emportent largement sur la sincérité affichée des acteurs.

Les avis sur la condition militaire sont effectivement énoncés librement par les militaires et remontent incontestablement au plus haut niveau, mais ils n’ont jamais la force de permettre les prises de décision difficiles, réellement fondées sur les attentes légitimes.

De fait, si le dispositif de concertation des conseils de la fonction militaire (CFM) et du conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) avait été efficace et reconnu comme tel par la communauté humaine concernée (l’important n’étant d’ailleurs pas seulement la réalité, mais le sentiment que l’on en a), il n’y aurait pas eu besoin d’avoir recours à de nouvelles organisations d’associations professionnelles.

Or, nous savons combien les instances de concertation manquent aujourd’hui encore de crédibilité et de confiance ; ce qui est prouvé par l’érosion continue du nombre de candidatures au « triage au sort » de leurs membres (selon les mots du député Gilbert Le Bris).

Que manquait-il donc aux instances de concertation existantes pour être efficaces et reconnues ?

-          la crédibilité de la désignation de leurs membres actuellement tirés au sort parmi les volontaires (des réflexions sur l’élection ou le tirage au sort parmi des représentants de catégories élus semblaient pourtant aller dans le bon sens).

-          la permanence de la représentation avec des membres, même peu nombreux, pleinement détachés à leurs fonctions (un groupe de liaison permanent auprès du ministre avait pourtant été créé).

-          un membre délégué ou porte parole réellement indépendant, avec un accès libre et direct aux médias  (c’est ce qui sera le plus difficile, mais c’était aux membres des instances de concertation de prendre la main et d’assumer leurs responsabilités en surmontant les ancestrales et lourdes habitudes d’autocensure).

-          quelques moyens financiers pour mener des études indépendantes ou des actions juridiques.

Il est fort regrettable que ces évolutions aient été trop longues à se mettre en place, et qu’il ait fallu que la France, pays des Droits de l’Homme, se fasse imposer cette réforme qui n’était pas réellement voulue par la majorité de la communauté militaire, hormis quelques individualités de la gendarmerie tentées par le parallélisme du rapprochement avec la police (que les français regretteront un jour à bien des égards).

A présent que la Loi n°2015-917 du 28 juillet 2015 ait été votée, les militaires se doivent d’assumer cette nouvelle responsabilité en instituant au sein de leur communauté des APNM (Association Professionnelle Nationale Militaire), et un petit groupe de préfiguration est déjà constitué pour initier leur création.

Quand la Loi ouvre un droit, il y a un devoir à l’assumer de manière ouverte et constructive.

Au vu de l’expérience passée des instances de concertation qui devront aussi s’adapter en profondeur à cette évolution, il semble essentiel qu’il n’y ait pas de fracture entre ces deux organisations complémentaires. Une des voies possibles, et à mon sens souhaitable, serait l’implication à titre individuel des membres des CFM et CSFM au sein des APNM.

Quoi qu’il en soit, les APNM devront s’appuyer sur les constats et propositions des instances de concertation en leur apportant ce qui leur manque : représentativité par l’élection, accès aux médias et une certaine autonomie financière.

Un grand projet pourrait aussi donner une formidable dynamique, comme par exemple l’acquisition d’un ancien site militaire pour y créer un grand centre de vie sociale (cercle et accueil pour les sous-officiers, accueil des familles de militaires blessés en OPEX, associations, clubs sportifs, logements et hébergement).

Un tel projet, économiquement réaliste grâce à l’utilisation d’une part des fonds de prévoyance constitués par les militaires eux-mêmes, pourrait redonner confiance et lutter contre la résignation commençant à toucher de plus en plus la communauté militaire, qui se sent abandonnée au plan humain par les inexorables restructurations que nulle autre institution n’aurait supporté avec une telle brutalité.

Mais plus grave encore est le déni de citoyenneté des militaires qui sont encore exclus de tout mandat électif par l’application d’une Loi inique leur interdisant de fait de pouvoir être élu, à l’encontre du principe constitutionnel d’égal accès aux fonctions électives.

Peu de français savent que si les militaires sont autorisés à voter (un droit qui date du 15 août 1945 après qu’il ait été accordé aux femmes) en pouvant comme tout citoyen se présenter à une élection, ils perdent instantanément emploi, rémunération et sécurité sociale, pour eux et leur famille, s’ils sont élus et acceptent leur mandat (ne serait-ce qu’un mandat local bénévole sans aucune indemnité)…

Cette situation fondamentalement injuste perdure depuis près de 150 ans sans n’avoir jamais été remise en cause, malgré son caractère « anticonstitutionnel » qui vient enfin d’être clairement reconnu par le Conseil Constitutionnel (Question Prioritaire de Constitutionnalité N° 2014-432 du 28 novembre 2014).

Mais bien qu’elle ait été jugée contraire à la Constitution, les hauts magistrats ont néanmoins décidé de maintenir cette disposition législative en vigueur pendant encore cinq ans, en interdisant jusque-là aux militaires de pouvoir normalement participer à la vie de notre démocratie.

Malgré tout, suite à cette décision, les militaires pourront enfin être élus à partir de 2020 au sein des prochains conseils municipaux (un mandat local étant de fait un préalable à tout engagement politique).

Ces récentes évolutions juridiques étaient donc nécessaires et devraient peu à peu permettre aux militaires de retrouver une pleine citoyenneté et leur dignité à participer normalement à la vie de la nation.

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Second tour : nouvelle avancée en Val de Tardoire.

mars 30th, 2015 by bsbc

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Nous sommes parvenus à gagner encore 590 voix entre les deux tours (+24%) alors que nous ne disposions d’aucun report naturel :

Cinq communes nous ont même placés en tête du scrutin (Mainzac 58,8%, Saint Germain de Montbron 58,11%, Saint Projet Saint Constant 57,55%, Souffrignac 53,85% et Rancogne 51,33%).

Seuls notre engagement et nos convictions ont ainsi pu répondre à un électorat recherchant une nouvelle vision politique moins partisane.

Certes l’ancrage socialiste reste particulièrement fort, mais le résultat montre qu’une vision plus ouverte est possible.

Cela a été notre manière de promouvoir une action politique réellement fondée sur les notions de service et d’efficacité, dans le respect des personnes.

Notre pays meurt des oppositions stériles entre des positions dogmatiques et partisanes qui tentent sans cesse de s’affronter plutôt que de se compléter. Nombreux ont été les témoignages reconnaissant la dignité, l’indépendance et l’efficacité de notre engagement ; ce qui montre que l’idée fait son chemin, et qu’un jour elle s’imposera comme nécessaire.

Une nouvelle fois, cette campagne s’est révélée d’une très grande richesse humaine, grâce à la sincérité des très nombreux échanges qu’elle a suscités.

Avec Danielle, Caroline et Alexis et au nom de toute notre équipe, en incluant tous ceux qui nous ont très chaleureusement et efficacement soutenus, nous remercions et exprimons toute notre reconnaissance aux 3018 personnes qui nous ont manifesté leur confiance, ainsi qu’à tous ceux auraient voulu le faire, sans encore oser…

Résultats du second tour :

Suffrages exprimés                                           : 7761 (participation de 51,4 %)

Danielle Combeau / Dominique de Lorgeril  : 3018 (38,89 %)

Michel Boutant / Maryse Lavie Cambot              : 4743 (61,11 %)

Blancs                                                               : 499 (6,4 %)

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En avant pour le second tour

mars 24th, 2015 by bsbc

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Une occasion historique nous est donnée de faire gagner la Charente.

En Val de Tardoire, la majorité sortante ne parvient pas à recueillir les voix d’un électeur sur quatre.

C’est donc bien un vote de protestation que vous avez exprimé, refusant les tentatives de cumul de mandats et les alliances politiciennes Parti Socialiste/Europe Ecologie Les Verts.

Seulement 10% de votants supplémentaires, ou de suffrages exprimés, peuvent nous faire basculer dans une véritable dynamique du renouveau.

Par votre mobilisation, c’est donc sur vous que repose le succès du second tour.

VOTEZ chers compatriotes et surtout OSEZ solliciter et encourager vos proches à aller voter pour que nous puissions tous ensemble construire une nouvelle destinée.

Nous incarnons un projet concret au service de notre département, hors de tout clivage politique, et aurons à cœur de travailler à vos côtés avec tous les acteurs du territoire.

Notre engagement pour préserver nos rivières et par là l’identité charentaise est déjà une première victoire, en faisant évoluer les positions de nos responsables départementaux, pour qui les règlements européens ne sont plus aussi impératifs que les écologistes voulaient le laisser croire.

Refusant politique politicienne et clientélisme, nous sommes résolument libres de nos idées, pour sortir de l’immobilisme ambiant afin que vive et se développe la Charente, à la mesure de son potentiel et de ses talents.

Dimanche 29 mars, votre mobilisation sera décisive.

Si chacun d’entre vous parvient à convaincre ne serait-ce qu’une personne, un nouvel avenir peut s’écrire.

Ensemble, redonnons espoir à la Charente !

Nous comptons sur vous  !

Résultats du canton Val de Tardoire :

Inscrits : 16745

Votants : 8543 (51,2 %)

Combeau/Lorgeril (UD)             :  2428 (32,10 %)

Boutant/Lavie Cambot (PS/EELV)  : 3946 (52,17 %) majoritaire mais ne réunissant que 23,57% des inscrits

Bourdier/Merle (PCF/FG)               : 1190 (15,73 %)

Blancs (considérés non exprimés) :   625 (8,26 %)

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Enquête Publique : Réagissons pour préserver l’identité de la Charente

mars 5th, 2015 by bsbc

 TELECHARGEZ LE COURRIER CI-APRES : courrier-enquete-publique.pdf

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Il est encore temps d’agir,

Sauvons les ouvrages de nos rivières et l’identité de la Charente.

(par Danielle Combeau et Dominique de Lorgeril – combeau.lorgeril@gmail.com – 06.22.80.58.73)

Certains auront remarqué en traversant la Tardoire une affiche jaune d’ « AVIS D’ENQUETE PUBLIQUE de déclaration d’intérêt général du programme de travaux d’amélioration du bassin aval de la Tardoire ».

En commençant par cibler les retenues d’eau jugées inutilisées ou abandonnées, il s’agit en fait d’initier un processus destiné à nous imposer la suppression progressive de tous les ouvrages de nos rivières, comme tend à le prouver le caractère d’exemplarité de la brèche du moulin de Lavaud (parvenir à détruire cette retenue malgré l’opposition massive des élus locaux interdira toute résistance ultérieure).

C’est bien la politique affirmée par les lobbies écologistes et par l’ONEMA (office national de l’eau et des milieux aquatiques) comme vous pouvez le constater sur un document édifiant diffusé sur internet (http://www.onema.fr/IMG/pdf/continuite_cours-deau.pdf).

Sans réaction de votre part, la maison du canoë de Montbron sera contrainte de fermer ses portes dès cet été. Le risque de sécheresse et d’assèchement du lit de rivière sera renforcé par la suppression progressive des retenues d’eau, qui interdiront peu à peu toutes les activités humaines, de pêche, de navigation, de captage agricole, de génération d’énergie hydraulique… en défigurant nos paysages.

En Charente comme partout, l’eau c’est la vie.

Si de nombreux élus se sont malheureusement résignés aux alliances politiciennes et aux lobbies d’intégristes de l’écologie, nous nous refusons pour notre part, comme un très grand nombre de charentaises et de charentais rencontrés ces jours derniers, à nous soumettre à cette véritable oppression intellectuelle du « nous n’y pouvons rien, c’est l’Europe… ». Nous vous proposons au contraire de réagir, comme nous l’avons fait nous-mêmes, en écrivant tout simplement au commissaire enquêteur.

A l’enquête publique, répondons par un fort mouvement citoyen imposant à monsieur le Préfet la prise en compte de notre mobilisation et l’application de la directive européenne sur l’eau recommandant un délai d’information du public de six mois. Cela permettra au nouveau conseil départemental d’animer enfin une véritable consultation publique sur ce sujet.

Comme première action concrète, nous vous proposons un courrier (téléchargeable sur le site www.bsbc.blogvie.com) que chacun peut reprendre ou simplement signer avant la clôture de l’enquête publique. Celle-ci est fixée au mercredi 11 mars 2015 où est prévue la présence du commissaire enquêteur en mairie de La Rochefoucauld entre 14h et 17h.

Nous vous invitons donc à nous retrouver le mercredi 11 mars devant la mairie de La Rochefoucauld pour apporter ensemble nos courriers à compter de 14h et jusqu’à 17h (ou à le déposer au préalable dans une des mairies concernées en inscrivant une mention sur le cahier d’enquête, ou encore à le poster en recommandé si vous ne pouvez pas vous déplacer à La Rochefoucauld le 11 mars).

Après cette date, vous aurez encore la possibilité d’encourager les élus des communes concernées (Ecuras, Eymouthiers, Montbron, Vouthon, Vilhonneur, Saint Sornin, Rancogne, Saint-Projet-Saint-Constant, La Rochefoucauld, Rivières, Agris, La Rochette, Coulgens, Saint Angeau, Saint Ciers-sur-Bonnieure, Puyreaux et Mouton) qui sont appelés par le courrier du 13 janvier 2015 de monsieur le Préfet « à donner un avis du conseil municipal dans les 15 jours suivant la clôture ».

Il ne tient donc qu’à nous d’imposer la volonté des charentais et des habitants du Val de Tardoire (il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’habiter une des communes concernées pour écrire).

Tous ensembles, nous pouvons avec détermination faire changer le cours des choses et préserver le cours de nos rivières…

N’hésitez donc pas à envoyer très simplement ce courrier pour exprimer votre volonté de préserver nos retenues d’eau, la vie de nos moulins, la beauté de nos rivières et l’identité de nos territoires.

Réagissons tant qu’il est encore temps : « Le temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins » Marcel Pagnol dans le Château de ma mère.

TELECHARGEZ LE COURRIER CI-APRES : courrier-enquete-publique.pdf

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L’Espoir du Val de Tardoire

mars 4th, 2015 by bsbc

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Dynamique du renouveau

mars 4th, 2015 by bsbc

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Elections départementales des 22 et 29 mars 2015

Engagement de Danielle Combeau et Dominique de Lorgeril sur le Canton “Val de Tardoire”, avec pour suppléants Caroline Desplanches et Alexis Chambon.

Une véritable dynamique du renouveau est lancée.

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Certains pensent que « nous ne sommes plus en démocratie ».

février 3rd, 2015 by bsbc

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L’arrêt du 2 février 2015 du Conseil d’Etat semble le confirmer : le suffrage universel vient en effet d’être gravement bafoué par une décision d’annulation d’un mandat démocratique en application d’articles de Loi pourtant clairement jugés contraires à la Constitution (QPC 432-2014).

La Constitution, garantissant les droits fondamentaux de l’Homme et du citoyen, devrait être en toute circonstance supérieure à la Loi, sauf à ce que l’intérêt supérieur de la nation puisse justifier l’inverse de manière incontournable.

Sans cela, comment peut-on imaginer qu’un article de Loi puisse s’appliquer dès lors qu’il a été reconnu contraire à la Constitution ?

Les magistrats se trouvent aujourd’hui contraints de se soumettre à la technicité et au formalisme du droit, au détriment d’une vision respectueuse de l’homme, de la justice et de la démocratie.

Ainsi, arriver à nier le pouvoir suprême constitutionnellement dévolu au suffrage universel, revient forcément à porter une atteinte profonde au régime démocratique.

C’est ce que nous révèle de manière particulière grave cet arrêt du Conseil d’Etat (ou plus encore la décision du conseil constitutionnel de maintenir pendant cinq ans des articles de loi qu’il a lui-même jugés contraires à la constitution), qui nous pousse effectivement à penser que nous ne sommes plus en démocratie.

Comment expliquer un tel acharnement à exclure la présence d’une voix libre au sein d’un conseil municipal d’une petite commune rurale ?

J’en appelle au peuple français, puisque les plus hautes juridictions de la nation s’opposent à l’application des grands principes constitutionnels, et que le chef de l’Etat semble s’être soustrait à son rôle de garant du respect de la constitution et de l’indépendance nationale.

Le suffrage universel est le socle suprême de la démocratie. En relativiser la portée est une profonde atteinte à la réalité même du régime démocratique.

Pour ma part, cette décision ne fait que renforcer ma détermination à me mettre au service de mes concitoyens pour porter une voix réellement libre et démocratique au sein du débat public.

A présent que la situation juridique est parfaitement claire, je me soumettrai à la loi, fût-elle injuste, pour assurer pleinement le mandat que les charentais pourraient vouloir me confier.

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Audience du Conseil d’Etat : Risque d’être condamné à la mort de ma citoyenneté

janvier 14th, 2015 by bsbc

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Combien il est important de rester debout après un drame national, et de continuer à combattre pour la paix et l’avenir de notre nation.

La détermination est alors d’autant plus grande de se mettre au service de ses concitoyens et de porter la confiance et l’espérance qui permettront de transformer l’élan d’unité nationale que chacun d’entre nous a pu ressentir ces derniers jours.

C’est pourquoi, il me semble essentiel de respecter notre Constitution et la valeur de l’élection démocratique.

Mon engagement au service de mon pays est total, et le mandat électoral qui m’a été confié relève de ce même engagement qui justifie le respect de ce qu’il représente, quoi qu’il en coûte.

C’est pourquoi, contraint par l’audience du Conseil d’Etat fixé au 15 janvier 2015 qui aura à statuer sur l’annulation de mon mandat électoral, la seule solution pour préserver ma pleine identité de citoyen, est de me retrouver en détachement pour fonctions électives, en application d’articles de Loi pourtant reconnus comme contraire à la Constitution (QPC 432-2014 du 28 novembre 2014).

C’est l’objet du courrier que j’ai été contraint d’adresser en ce sens à Monsieur le Ministre de la Défense pour lui demander la possibilité de préserver mon mandat électif.

Copie du courrier à lire ici :  2015-01-11-mise-en-detachement-recto.pdf

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Voeux pour 2015

janvier 1st, 2015 by bsbc

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Que pourrait-on souhaiter de meilleur que d’avancer vers le bonheur ?

Pour cela, réfléchir à qui nous sommes peut permettre de trouver en soi les chemins nécessaires à notre épanouissement.

L’extraordinaire discours des voeux du Pape François à la curie est un chef d’oeuvre de bienveillance et de franchise qui bouleverse notre regard sur la vie et sur le sens de nos actions, au sein de toute organisation humaine.

En nous l’appliquant à nous même, ce magnifique examen de conscience peut nous aider à trouver les moyens de soigner les 15 maladies de comportement au travail qui guettent chacun d’entre nous (se sentir “indispensable”, assurance ou activité excessive, aridité, rivalité ou vanité, commérage et carrièrisme…)

La lecture que vous trouverez au travers du lien suivant :  http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/december/documents/papa-francesco_20141222_curia-romana.html  vous apportera sans nul doute l’intuition sur quelques voies qui peuvent nous mener vers une société prodigue de bonheurs partagés.

Une telle réflexion est le meilleur que l’on puisse se souhaiter pour cette nouvelle année 2015.

Meilleurs voeux à tous.

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Appel à la grâce présidentielle.

décembre 11th, 2014 by bsbc

Le Conseil constitutionnel vient de déclarer contraire à la Constitution (décision QPC-432 du 28 novembre 2014) l’article 46 du code électoral qui interdisait de fait toute éligibilité des militaires, en les obligeant à perdre instantanément emploi, rémunération et sécurité sociale en cas d’acceptation de tout mandat électoral, même bénévole.

Le Conseil constitutionnel a enfin fixé à 2020 le terme pour le législateur de suppléer à l’abrogation de la loi déclarée inconstitutionnelle.

En sa qualité de citoyen français, élu, Dominique de Lorgeril risque donc d’être déchu de son mandat de conseiller municipal bénévole par décision du Conseil d’Etat, sans autre raison que celle de préserver son activité professionnelle, et ce malgré l’inconstitutionnalité reconnue de la loi.

Ce serait une lourde injustice qui peut désormais relever du pouvoir suprême du droit de grâce du Président de la République.

L’article 17 de la Constitution prévoit que « Le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel ».

Certes dans des circonstances différentes, qui ne relevaient pourtant pas de l’application d’une disposition de loi déclarée contraire à la constitution, le Président Chirac a déjà accordé son droit de grâce en mai 2002 à Maxime Gremetz pour lui permettre de conserver son mandat de parlementaire.

En s’appuyant sur ce précédent et en l’absence de tout autre recours national possible, Dominique de Lorgeril a pensé devoir solliciter  solennellement une « grâce » semblable afin d’éviter qu’une injustice puisse toucher un militaire et citoyen français, alors même que depuis 2001, un militaire « étranger », ressortissant européen et résidant en France, ne rencontrerait aucun obstacle législatif à l’exercice d’un mandat électoral au sein d’une commune française.

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Lettre adressée en ces termes à Monsieur le Président de la République :  2014-12-08-demande-gp.pdf

Réponse de la Présidence de la République, qui a transmis la demande de grâce à la Ministre de la Justice :  2014-12-29-presid-rep.pdf

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